Québecor: lock-out à l'imprimerie du Journal de Montréal

Les quotidiens Le Devoir, Le Journal de Montréal... (Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne)

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Les quotidiens Le Devoir, Le Journal de Montréal et 24 heures sont imprimés à l'Imprimerie Mirabel, propriété de Québecor.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Un lock-out vient d'être décrété par la direction de l'Imprimerie Mirabel, propriété de Québecor. Le lock-out touche le groupe des presses, c'est-à-dire les pressiers, mécaniciens, électriciens et manutentionnaires, membres de la section locale 555M du Syndicat des Teamsters.

Les quotidiens Le Devoir, Le Journal de Montréal et 24 heures y sont imprimés.

En entrevue mardi, le directeur du service des relations publiques du Syndicat des Teamsters, Stéphane Lacroix, a expliqué que de la centaine de travailleurs, il n'en reste que 44 encore en fonction à l'imprimerie de Mirabel, après que 35 travailleurs eurent été mis à pied récemment et 15 autres au début de l'année. La négociation touche une centaine d'employés, confirment le syndicat et l'employeur.

De son côté, la direction de l'imprimerie affirme dans un communiqué n'avoir eu d'autre choix que de décréter ce lock-out le 1er septembre vu l'échec des négociations, entreprises depuis plusieurs mois.

«Dans ce contexte, nous sommes malheureusement forcés de décréter un lock-out du groupe des presses. Cela n'est certainement pas ce que nous souhaitions», a déclaré Richard Tremblay, vice-président des opérations industrielles de l'imprimerie, par voie de communiqué.

«Nous étions déterminés à conclure une entente dans les meilleurs délais et sans conflit de travail. Nous ne comprenons pas le refus du syndicat, surtout dans un contexte où ni les conditions de travail ni l'entente sur la sécurité d'emploi ne sont remises en cause dans la présente négociation», a-t-il ajouté.

La direction affirme aussi avoir voulu ainsi «protéger les actifs de l'entreprise» vu «l'historique de l'imprimerie». L'entreprise a déjà vécu un difficile lock-out avec son syndicat des pressiers en 2006.

La direction demande également l'intervention d'un arbitre de différend dans ce dossier.

Du côté du syndicat, on affirme ne pas comprendre la décision de décréter un lock-out. «On s'explique mal la décision de l'employeur. Les patrons ne nous ont pas dit clairement ce qui ne fonctionnait pas. On a le sentiment qu'à l'autre bout, tout était déjà scénarisé, chorégraphié», a commenté M. Lacroix en entrevue. Il affirme que le syndicat était pourtant prêt à faire des compromis sur le plancher d'emplois et sur d'éventuelles indemnités de départ.

Le syndicat soupçonne l'entreprise de vouloir vendre l'imprimerie. «La rumeur veut que l'usine soit à vendre, donc ceci explique peut-être cela», a avancé M. Lacroix.

Mais la direction réfute cette rumeur. «C'est carrément faux. Nous sommes justement en processus de négociation pour le renouvellement de notre convention», a répliqué Véronique Mercier, vice-présidente aux communications chez Québecor Groupe Média.

Mais le syndicat persiste et signe. «Il y a une historique, une culture organisationnelle d'affrontement et ça date de l'époque, de l'ère où Pierre Karl Péladeau était là (il est maintenant chef du Parti québécois). Et on sent que cette culture organisationnelle-là a survécu au départ de M. Péladeau», a commenté M. Lacroix.

«Dans ce contexte, nous sommes malheureusement forcés de décréter un lock-out du groupe des presses. Cela n'est certainement pas ce que nous souhaitions.»

Richard Tremblay
Vice-président des opérations industrielles de l'imprimerie

«On s'explique mal la décision de l'employeur. Les patrons ne nous ont pas dit clairement ce qui ne fonctionnait pas. On a le sentiment qu'à l'autre bout, tout était déjà scénarisé, chorégraphié.»

Stéphane Lacroix
Directeur du service des relations publiques du Syndicat des teamsters

«Dans ce contexte, nous sommes malheureusement forcés de décréter un lock-out du groupe des presses. Cela n'est certainement pas ce que nous souhaitions», a déclaré Richard Tremblay, vice-président des opérations industrielles de l'imprimerie, par voie de communiqué.

«Nous étions déterminés à conclure une entente dans les meilleurs délais et sans conflit de travail. Nous ne comprenons pas le refus du syndicat, surtout dans un contexte où ni les conditions de travail ni l'entente sur la sécurité d'emploi ne sont remises en cause dans la présente négociation», a-t-il ajouté.

La direction affirme aussi avoir voulu ainsi «protéger les actifs de l'entreprise» vu «l'historique de l'imprimerie». L'entreprise a déjà vécu un difficile lock-out avec son syndicat des pressiers en 2006.

La direction demande également l'intervention d'un arbitre de différend dans ce dossier.

Du côté du syndicat, on affirme ne pas comprendre la décision de décréter un lock-out. «On s'explique mal la décision de l'employeur. Les patrons ne nous ont pas dit clairement ce qui ne fonctionnait pas. On a le sentiment qu'à l'autre bout, tout était déjà scénarisé, chorégraphié», a commenté M. Lacroix en entrevue. Il affirme que le syndicat était pourtant prêt à faire des compromis sur le plancher d'emplois et sur d'éventuelles indemnités de départ.

Le syndicat soupçonne l'entreprise de vouloir vendre l'imprimerie. «La rumeur veut que l'usine soit à vendre, donc ceci explique peut-être cela», a avancé M. Lacroix.

«Culture organisationnelle»

«Il y a un historique, une culture organisationnelle d'affrontement et ça date de l'époque, de l'ère où Pierre Karl Péladeau était là (il est maintenant chef du Parti québécois). Et on sent que cette culture organisationnelle là a survécu au départ de M. Péladeau», a commenté M. Lacroix.

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