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Nouveau souffle recherché pour Maguire

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Il manque sur Maguire un établissement de type pub ou bar à vin, selon un sondage effectué auprès des clients.

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(Québec) Frappée par la fermeture de quelques magasins, aux prises avec plusieurs milliers de pieds carrés de locaux vides, touchée par l'installation de parcomètres, l'avenue Maguire cherche un nouveau souffle. D'où le désir de ses dirigeants d'attirer sur l'artère principale du quartier Sillery des commerces phares qui lui font cruellement défaut. Au premier rang, un pub et un dépanneur.

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Infographie Le Soleil

Les résultats d'un sondage mené sur le Net et par bulletin papier auprès de 252 clients sont sans équivoque : il manque sur Maguire un établissement de type pub ou bar à vin qui permettrait d'insuffler un vent de fraîcheur à la vie communautaire. Quarante-cinq pour cent des répondants inscrivent ce type de commerce dans leurs trois premiers choix. Une personne sur quatre en fait même sa priorité.

Camil Lacroix, vice-président de la Société de développement commercial (SDC), verrait bien un établissement dans le style de La buvette à Simone, à Montréal, ou du Sacrement, dans le quartier éponyme, histoire de voir converger les clients désireux de prendre un verre après le travail.

«Il manque une âme sur Maguire, un point de rassemblement. Mais on ne veut pas avoir un tchi-ka-boom», explique l'homme d'affaires, conscient que les résidents du quartier tiennent à leur tranquillité.

Cette volonté devra toutefois être discutée avec la Ville de Québec, puisque l'arrivée d'un pub commanderait une modification au zonage. La SDC compte faire ses représentations au moment opportun, particulièrement lors des prochaines rencontres publiques sur le programme particulier d'urbanisme dans ce secteur de la ville.

Ouverture d'un resto

La fermeture du Couche-Tard, en février 2014, a aussi laissé l'avenue Maguire sans dépanneur, compliquant la tâche des clients désireux de s'acheter cigarettes, bière et journaux. L'immeuble est vide depuis plusieurs semaines, dans la foulée de la fermeture d'un magasin d'alimentation de style maghrébin. Près de 40 % de la clientèle estime important de ramener ce genre de commerce. Quinze pour cent en font leur premier choix.

Propriétaire de l'édifice, situé en face de son commerce Picardie Délices et boulangerie, Camil Lacroix estime que l'endroit ne devrait pas rester désert longtemps. Quelques hommes d'affaires se sont montrés intéressés au local, sans en dire davantage. «L'un voulait ouvrir une sandwicherie, mais j'ai refusé, puisque j'en vends déjà. Je n'irai quand même pas me faire concurrence.»

Dans l'intervalle, M. Lacroix se concentre sur un autre projet, soit l'ouverture, d'«ici deux ou trois mois», d'un restaurant dans l'ancien local de Bagel Maguire, déménagé un peu plus loin.

Beaubourg : plus difficile

Même s'il se dit «préoccupé» par les nombreux locaux vacants, le président de la SDC, Bernhardt Beaudry, refuse de donner dans le pessimisme, le monde du commerce étant fait de hauts et de bas. Aussi annonce-t-il l'ouverture d'ici quelques semaines d'un magasin de matériel artistique dans le complexe Beaubourg. Des professionnels se sont aussi portés acquéreurs des locaux situés en haut du magasin Eddy Laurent.

Reste, au coeur de l'avenue, l'ancien et grand local de Jardin mobile, vide depuis neuf mois. D'une superficie de 6000 pieds carrés, l'endroit peine à trouver un locataire. «L'endroit a un potentiel énorme, mais on s'aperçoit que c'est plus difficile dans le Beaubourg. Est-ce que c'est dû à l'architecture du bâtiment, on ne sait pas trop.»

Parcomètres

Un an après leur installation, les parcomètres continuent «à susciter la grogne», avance M. Beaudry. «C'est sûr qu'il y a moins de monde, moins de voitures. Plusieurs disent que leur chiffre d'affaires a baissé, mais est-ce la seule raison? On discute avec la Ville pour trouver des solutions.»

«Les clients ont changé leurs habitudes», mentionne Réjean Langlois, copropriétaire de l'épicerie Roset, qui avoue avoir subi une «légère» baisse de son chiffre d'affaires. «Quand il pleut comme aujourd'hui [hier], les clients sont moins enclins à courir une borne [de stationnement].» 

«Je dirais que c'est moitié-moitié, estime Camil Lacroix. C'est sûr qu'on a perdu les clients qui ne veulent pas payer pour venir s'acheter un croissant. Tout le monde est habitué à venir en auto sur Maguire.» À l'inverse, ajoute-t-il, «d'autres sont contents d'avoir deux heures gratuites de stationnement dans les rues avoisinantes».

La navette qui relie la promenade Samuel-De Champlain... (Le Soleil,  Erick Labbé) - image 2.0

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La navette qui relie la promenade Samuel-De Champlain à l'avenue Maguire n'a pas connu le succès attendu, déplore le directeur de Société de développement commercial, Bernhardt Beaudry.

Le Soleil, Erick Labbé

Résultats décevants pour la navette

À sa première saison d'exploitation, la navette permettant aux visiteurs de joindre la promenade Samuel-De Champlain à l'avenue Maguire n'a pas connu le succès souhaité. À peine 890 personnes l'ont empruntée depuis le début de juillet, un achalandage deux fois moins important que prévu par ses instigateurs.

Bernhardt Beaudry, directeur général de la Société de développement commercial (SDC), ne cache pas sa déception face à ce faible achalandage, imputable en partie au mauvais temps. «C'est en deçà des attentes. Même si on ne peut pas blâmer uniquement la météo, il y a quand même eu deux fins de semaine de juillet où il a beaucoup plu.»

Camil Lacroix, vice-président de la SDC Maguire, refuse de se montrer pessimiste face aux chiffres décevants de ce projet-pilote qui visait un objectif de 2000 personnes. «C'est sûr que la température n'a pas aidé. Mais plusieurs clients venus à mon commerce [Picardie] m'ont dit qu'ils avaient pris la navette.» Loin de baisser les bras, M. Lacroix envisage même de rendre le service plus accessible l'an prochain, sept jours sur sept.

Pour M. Beaudry, ce bilan est loin de signifier la fin du projet, d'autant plus que le service a été très apprécié par les usagers. «Les commerçants également ont trouvé que c'était une superbe idée, mais c'est certain qu'il y a des choses à revoir. L'itinéraire, par exemple, qui pourrait être plus long afin de desservir un plus grand territoire.»

L'idée d'un minibus gratuit, d'une capacité de 21 places, est née de la volonté des commerçants de trouver des solutions à la baisse d'achalandage, dans la foulée de l'installation de parcomètres sur l'avenue Maguire.

Le service est accessible jusqu'au 6 septembre, du vendredi après-midi au dimanche. Il reste trois fins de semaine avant la fin du projet, ce qui pourrait permettre, selon M. Beaudry, de racheter en partie ce bilan médiocre. On mise beaucoup sur l'évènement annuel Maguire en fête, les 29 et 30 août, pour gonfler l'achalandage.

Le projet a été réalisé en collaboration avec la Ville de Québec, qui a investi 10 000 $, la Commission de la capitale nationale (6500 $) et le Réseau de transport de la Capitale.  

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