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Nouvelles règles sur le tabac: les détaillants préfèrent la sensibilisation

Pour les détaillants, la loi ne fait qu'augmenter... (Photothèque Le Soleil)

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Pour les détaillants, la loi ne fait qu'augmenter la coercition et la répression au lieu de miser sur les incitatifs à laisser tomber l'usage du tabac.

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(Québec) L'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ) dénonce la sévérité, la réglementation exagérée et la valeur des amendes imposées aux détaillants, ce qui pourrait entraîner la fermeture de commerces. Pour l'Association, la sensibilisation vaut mieux que la coercition.

L'AMDEQ a bien l'intention de faire connaître sa déception, le 31 août, lorsqu'elle se présentera aux consultations publiques sur le projet de loi 44 qui vise à renforcer la lutte contre le tabagisme, audiences qui débutent aujourd'hui. Pour les détaillants, la loi ne fait qu'augmenter la coercition et la répression au lieu de miser sur les incitatifs à laisser tomber l'usage du tabac.

Parmi leurs objections, il souhaite que toute personne qui veut acheter du tabac doive présenter une carte d'identité, car le projet de loi actuel fait en sorte que «la pression de carter les jeunes de moins de 25 ans repose essentiellement sur les épaules des détaillants. Le législateur demande aux détaillants de jouer le rôle de policier, mais n'apporte aucun soutien au travail exigé aux propriétaires ou à leurs employés.»

L'AMDEQ affirme réclamer «depuis maintenant 10 ans une campagne de sensibilisation et d'information sur le cartage obligatoire auprès des consommateurs» puisque cela ne fait toujours pas partie des traditions au Québec. Elle donne l'exemple de la SAQ qui a choisi la voie de la sensibilisation.

Quant aux amendes qui passeraient de 500 $ à 2500 $ avec la suspension de permis pour avoir vendu du tabac à des mineurs, l'AMDEQ considère que c'est totalement exagéré, donnant l'exemple de Loto-Québec qui donne au détaillant «un premier avertissement le forçant à suivre la formation exigée par la société d'État, un deuxième avertissement et, la troisième fois, il y a suspension du permis pour une semaine».

Pire, l'Association estime qu'on leur demande trop en exigeant de refuser de vendre à un adulte s'il sait ou aurait dû savoir que l'achat est fait pour un mineur. Le détaillant n'a pas à faire d'enquête, estime-t-on, car «les parents et les autres adultes doivent également assumer leur part de responsabilité».

Pire encore, selon l'AMDEQ, «la loi s'attaque uniquement au tabac, alors que les deux autres secteurs qui ont des conséquences directes sur la santé publique ne sont pas inclus dans cette législation, soit la loterie et l'alcool. Le ministère de la Santé et des Services sociaux devrait légiférer d'une façon plus réaliste et équitable pour bien encadrer la vente de ces trois produits interdits aux mineurs de moins de 18 ans.»

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