Encore plus de cafés dans la Cité-Limoilou!

Le copropriétaire du café de La Ninkasi, Mathieu... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Le copropriétaire du café de La Ninkasi, Mathieu Cloutier, montre la vedette de l'endroit : la machine espresso La Marzocco importée d'Italie, qui vaut 30 000 $.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Laurie Richard</p>

(Québec) Les prochains mois seront caféinés dans La Cité-Limoilou. Trois nouveaux cafés y auront ouvert leurs portes d'ici l'automne. La Ninkasi et le Nektar Caféologue opéreront une seconde adresse. Et Maelstrøm Café, producteur de café infusé à froid embouteillé, s'installera dans un local du quartier Saint-Roch.

La Ninkasi du Faubourg fait des petits. Les propriétaires ont transformé l'ancien local de la boulangerie Première Moisson du quartier Saint-Jean-Baptiste (840, Honoré-Mercier) en bistro ouvert 24 h où l'on sert café, en-cas et alcool.

Le nouveau venu, qui a nécessité un investissement de plus de 200 000 $, est en fonction depuis mercredi. Ce n'était pas dans les plans des cinq actionnaires, mais ils sont «tombés en amour avec le local», lance le copropriétaire Mathieu Cloutier. On tentait justement d'intégrer «l'expérience café» à La Ninkasi, sur la rue Saint-Jean, sans trop savoir comment y parvenir avec succès.

Sur Honoré-Mercier, on compte se distinguer par le service, dit M. Cloutier. On souhaite offrir une expérience globale plus personnalisée avec du service aux tables, «plus restauration que cafétéria». Bières, spiritueux, sandwichs et poutines y sont aussi offerts. Cette «formule intégrée» s'est popularisée aux États-Unis dans les dernières années, indique M. Cloutier. «Une petite place, pleine de services, pour tous.»

Ce n'est pas parce qu'on diversifie l'offre qu'on ne prend pas le café au sérieux! L'établissement sert le café de la Brûlerie du Quai, de Carleton. La vedette de l'endroit : la très précise machine espresso rouge La Marzocco importée d'Italie, qui vaut à elle seule 30 000 $. Les prix des breuvages chauds se comparent à ceux des autres établissements du même type de la capitale, soit 2,25 $ pour un espresso ou 3,75 $ pour un grand latté.

En basse-ville

Le Nektar Caféologue annonçait cette semaine sur Facebook qu'il emménagerait dans le quartier Limoilou. Le commerce s'installera au 1001, 3e Avenue, dans le local anciennement occupé par la chocolaterie Chococâlin.

Guillaume Michaud, un des trois copropriétaires du Nektar Caféologue, prévoit l'ouverture de leur seconde succursale au plus tard début octobre. Installé dans le quartier Saint-Roch depuis 2009, «ça faisait quatre ans [qu'ils cherchaient] à s'expansionner», dit M. Michaud.

Le copropriétaire présente son établissement comme une «SAQ du café nouvelle vague» : on y offre en fait le travail de huit torréfacteurs. «C'est un café, sans ambiguïté, pas de bouffe, outre des viennoiseries», appuie-t-il. L'esprit sera le même dans Limoilou. «Ça change incroyablement dans le secteur. C'est un peu ce qui s'est passé sur notre portion de Saint-Roch. C'est intéressant, la transformation de la clientèle. Il y a quatre ans, je ne pense pas qu'on se serait installés là!» admet-il.

Jean-Daniel Lajoie, propriétaire de Maelstrøm Café, ouvrira un établissement du même nom dans le quartier Saint-Roch, à la limite de Saint-Sauveur. Il ne peut révéler l'emplacement exact pour l'instant. L'idée a germé alors qu'il était à la recherche d'un local de production pour son café infusé à froid lancé en mai. De fil en aiguille, il s'est allié avec différents partenaires issus de la scène locale, soit Jonathan Labbé, copropriétaire du Pub Nelligan's, Mathieu Villeneuve, copropriétaire du Sacrilège et du bar Le Projet et Marie-Ève Leclerc, associée du Mouvement Raize.

L'établissement sera un hybride : café de jour, bar de soir. On y mettra bien entendu le produit maison en vedette, en proposant notamment des cocktails à base de café. On compte ouvrir les portes aux alentours du 20 août.

Le Soleil a également eu vent que Saint-Henri microtorréfacteur, qui opère quatre cafés à Montréal, ouvrirait une cinquième succursale à Québec. Toutefois, en l'absence du propriétaire, l'entreprise n'a pas voulu confirmer la rumeur. On pouvait lire, hier, dans la présentation du compte Twitter de Saint-Henri, que le microtorréfacteur possédait une cinquième adresse dans la capitale.

«Québec a beaucoup de retard dans la manière... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

Agrandir

«Québec a beaucoup de retard dans la manière dont les gens traitent le café, comparativement à New York ou à la côte ouest américaine», remarque Guillaume Michaud, un des trois proprios du Nektar Caféologue.

Le Soleil, Erick Labbé

Représentants de la «troisième vague»

Le Nektar, la Ninkasi Honoré-Mercier et le Maelstrøm se réclament de la «troisième vague» de cafés. La troisième vague se veut une haute forme d'appréciation du breuvage. Ces établissements approchent le café comme on le fait avec le vin. L'infusion est bien calculée et on utilise des grains d'origine unique dont on connaît le terroir.

Bien que le courant ait atteint la ville de Québec il y a quelques années, la capitale accuse un retard par rapport à Montréal et aux autres métropoles américaines, remarquent les connaisseurs. Mais les adresses - et la concurrence - se multiplient aujourd'hui rapidement. Ce qui ne fait pas peur aux principaux intéressés.

«Québec a beaucoup de retard dans la manière dont les gens traitent le café, comparativement à New York ou à la côte ouest américaine», remarque Guillaume Michaud, un des trois proprios du Nektar Caféologue. Il se réjouit donc de voir de plus en plus d'entrepreneurs s'y intéresser, au bénéfice du café.

«Plus il y a de cafés, mieux je me porte», dit Jean-Daniel Lajoie, propriétaire de l'entreprise Maelstrøm. «La fameuse troisième vague est installée depuis longtemps [à Québec], mais on est un peu plus conservateurs. Les gens ont souvent peur de la compétition. Mais dans le monde du café, c'est comme dans le monde des bars. Il faut que le produit soit à la hauteur et que l'ambiance soit le fun. Ça ne me dérange pas que les gens se promènent. Chaque café a sa signature, il y a de la place pour tout le monde.»

Pour ce qui est de la présence soutenue de chaînes comme Starbucks, M. Lajoie soutient que «c'est comparer des pommes avec des oranges». «Ce sont des chaînes de rapidité, on n'est pas dans le même créneau de cafés de spécialité haut de gamme», note-t-il, en ajoutant que ce serait «comparer le McDonald's avec le Saint-Amour».

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer