Tarifs d'Hydro bloqués à l'inflation: la CAQ sceptique

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) La Coalition avenir Québec se dit «très, très, très sceptique» de voir Hydro-Québec se rendre à la suggestion du gouvernement Couillard de bloquer les tarifs d'électricité au niveau de l'inflation.

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Samuel Poulin, attaché parlementaire de la CAQ

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La CAQ a accueilli avec beaucoup de réserve le décret énumérant une vingtaine d'éléments que la société d'État doit considérer dans la préparation de son plan stratégique. Un des points forts porte sur la demande pour que la progression de la facture des citoyens soit égale ou inférieure à l'inflation, sur un horizon de cinq ans.

«Le décret n'a aucune crédibilité, provenant du Parti libéral du Québec qui a promis en campagne électorale de ne pas hausser les tarifs au-delà de l'inflation», a commenté Samuel Poulin, l'attaché parlementaire de la seconde opposition à l'Assemblée nationale.

«Il n'y a aucune garantie de la part d'Hydro» que ce plafonnement sera respecté. «Nous jugerons sur ce qu'Hydro-Québec fera, non pas sur des voeux qui sont loin d'être exaucés. Nous comprenons que c'est un souhait» qu'aurait formulé le gouvernement de Philippe Couillard avec l'arrêté ministériel.

La CAQ a rappelé qu'il y a un an, l'équipe gouvernementale a voté un «décret de préoccupation» pour inciter la Régie de l'énergie à rejeter une demande d'augmentation du coût de la facture formulée par Hydro. En mars, Québec s'est désolé qu'un relèvement de 2,9 % soit accordé, mais il a noté que c'était un point de pourcentage de moins que la requête.

Dans un courriel, la Coalition avenir Québec demande : «Qui nous dit que le décret publié aujourd'hui dans la Gazette empêchera réellement une hausse?» En entrevue, Samuel Poulin a suggéré que le gouvernement tient un double langage.

«Ce qui est drôle, c'est qu'il nous dit qu'il ne peut rien faire face à la Régie de l'énergie et qu'Hydro est une société d'État indépendante qui investit là où elle le souhaite. Et tout d'un coup, arrive un décret qui vient dire à Hydro-Québec ce qu'elle doit faire. Qu'est-ce que ça vaut?»

Énergie renouvelable

L'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable (AQPER) s'est quant à elle réjouie de l'arrêté ministériel. Outre les tarifs, il propose qu'Hydro fasse le point sur la filière éolienne tout en traitant de «mise en valeur des attributs environnementaux des énergies renouvelables» de même que de «la complémentarité de l'énergie éolienne dans les réseaux autonomes» du Grand Nord et des îles de la Madeleine.

Pour le président-directeur général de l'Association, Jean-François Samray, le geste du Conseil des ministres marque «la reconnaissance du gouvernement de la substitution énergétique. Il réalise que remplacer les énergies fossiles que nous importons par des énergies qui se renouvellent, c'est un enrichissement pour le Québec.»

Selon M. Samray, il ne peut être que bénéfique que le gouvernement fasse le point sur la production d'énergie par le vent. Au fil des ans, quatre appels d'offres ont été lancés qui fourniront éventuellement 4000 mégawatts. «Il y a un bilan à faire pour voir ce qui a le plus de retombées», a commenté le pdg de l'AQPER.

L'éolien a été décrié comme une énergie qui tire vers le haut la facture des citoyens. Jean-François Samray a répliqué que le dernier appel de propositions «a démontré que l'éolien est au même coût que l'énergie de La Romaine», le grand projet hydroélectrique en cours de construction sur la Côte-Nord.

En outre, la production d'électricité par le vent donne accès dans le nord-est américain aux «attributs environnementaux», a poursuivi le dirigeant de l'Association. Ces «attributs environnementaux» sont un crédit lié à la faible émission de gaz à effet de serre par certaines technologies nouvelles. Le décret gouvernemental y fait référence.

***

Polluantes comme 71 000 autos

Les centrales thermiques qui alimentent le Grand Nord québécois et les îles de la Madeleine produisent de l'électricité en brûlant du diesel ou du mazout lourd. Les 86,5 millions de litres d'hydrocarbures utilisés représentent l'équivalent de ce que rejetteraient en gaz à effet de serre 71 000 autos, a calculé l'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable. 

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