Eau potable à Sainte-Anne-de-Beaupré: le maire veut voir les chiffres

Le maire de Sainte-Anne-de-Beaupré, Jean-Luc Fortin... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le maire de Sainte-Anne-de-Beaupré, Jean-Luc Fortin

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(Québec) Le maire de Sainte-Anne-de-Beaupré, Jean-Luc Fortin, demande à voir les calculs du ministère des Affaires municipales, qui lui retire la subvention promise pour une usine d'eau potable en arguant que le raccordement au réseau de Beaupré coûterait moins cher.

M. Fortin a appris dans Le Soleil, mercredi, que les fonctionnaires estiment à 3,5 millions $ la différence entre les deux projets. Des échanges avec le cabinet du ministre Pierre Moreau ne lui avaient pas permis d'obtenir cette information à ce jour. 

«On a demandé accès aux documents, ils ne veulent pas nous les donner», déplore le maire, qui refuse de «signer un chèque en blanc» au gouvernement après des années passées à la recherche de la meilleure solution pour fournir une eau potable en quantité et de qualité à ses 3000 citoyens. 

M. Fortin voudrait soumettre les hypothèses ministérielles à ses propres sous-traitants en ingénierie. La firme Génio a préparé l'étude sur laquelle le gouvernement du Québec s'est appuyé pour autoriser la construction d'une usine autonome branchée sur la rivière aux Chiens. Une aide financière de 8,9 millions $ était attachée. 

Sainte-Anne privilégie cette option, car elle craint que Beaupré ne puisse couvrir ses besoins en eau à long terme. Cela alors que les coûts sont jugés équivalents par ses consultants. 

«Si je peux sauver 3,5 millions $ et avoir de l'eau amplement pour plus de 30 ans, je vais regarder ça», dit néanmoins le maire Fortin.  

Catherine Poulin, attachée de presse du ministre Moreau, a répété mercredi que les analyses des fonctionnaires étaient sans équivoque et que des économies de 3,5 millions $ étaient attendues du raccordement avec Beaupré. 

La révision du dossier, avalisé par les péquistes pendant leur court mandat minoritaire, a été commandée par le gouvernement libéral, qui met de l'avant des «impératifs de saine gestion des finances publiques».

Questionnée à savoir si l'allégeance péquiste du maire de Sainte-Anne-de-Beaupré pourrait avoir pesé dans la balance, Mme Poulin a répondu que «l'intérêt des fonctionnaires est non partisan».

«De notre côté, il n'y a pas eu de partisanerie», a-t-elle assuré.

«Scandaleux»

M. Fortin est quant à lui tombé des nues quand cette possibilité a été évoquée, mercredi. «Ça serait scandaleux si c'était ça! [...] Je ne veux pas imaginer ça parce que moi, je suis élu pour m'occuper de tous mes citoyens à Sainte-Anne. Je n'arrêterai pas de déneiger une rue parce qu'ils n'ont pas voté pour moi», a-t-il réagi, précisant qu'il s'est «bien entendu» avec tous les ministres qu'il a côtoyés depuis son élection en 2005, des libéraux pour la grande majorité. 

Connus depuis 2003

Au Parti québécois, la directrice adjointe aux relations avec les médias, Antonine Yaccarini, a rappelé mercredi que les problèmes d'approvisionnement en eau potable de Sainte-Anne-de-Beaupré sont connus depuis 2003, donc sous les libéraux. 

«Deux scénarios étaient envisageables et similaires en coûts : agrandir et raccorder ou construire du neuf. Le projet de construction était tout ce qu'il y a de plus conforme et il était prêt à aller de l'avant», a-t-elle fait valoir.

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