Travailleurs étrangers: Ottawa n'assouplira pas les règles

Le ministre fédéral Pierre Poilievre a fermé la porte... (Archives La Presse Canadienne)

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Le ministre fédéral Pierre Poilievre a fermé la porte à tout accommodement qui tiendrait compte de la spécificité du Québec.

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Le fédéral a remis à sa place rapidement le Québec qui espérait des assouplissements dans le programme de travailleurs étrangers temporaires.

Le ministre québécois de l'Emploi, Sam Hamad, avait noté, lundi, une ouverture de son homologue fédéral, Pierre Poilievre, mais il a été contredit peu après. Le ministre fédéral a fermé la porte à tout accommodement qui tiendrait compte de la spécificité du Québec.

Lors d'une annonce conjointe des deux ministres à Québec, M. Hamad a indiqué en point de presse qu'il avait parlé à son vis-à-vis fédéral et qu'il y avait un changement dans son attitude. Mais peu de temps après, M. Poilievre a dit clairement dans un point de presse qu'aucune modification n'était prévue au programme.

Le programme de travailleurs étrangers temporaires (PTET) est une pomme de discorde entre Ottawa et Québec depuis plusieurs mois. Ce programme permettait à notamment des entreprises du Québec de recruter du personnel à l'étranger dans des domaines précis en raison d'une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée.

Mais en juin 2014, les autorités fédérales avaient annoncé une refonte du programme de travailleurs étrangers temporaires en raison d'abus constatés, dans certains cas où des travailleurs canadiens avaient été remplacés par des ressortissants venant travailler pour une durée déterminée à un salaire peu élevé.

Ottawa avait décidé d'obliger les employeurs à prouver qu'ils ont tenté d'embaucher un Canadien d'abord avant de recourir au PTET, qui n'inclut pas le secteur agricole. Il interdisait également aux secteurs de l'hôtellerie, du commerce au détail et de la restauration de recourir au programme dans les régions où le taux de chômage est de plus de 6 %.

Parmi les griefs, Québec estime que des régions où le taux de chômage est de moins de 6 % seront pénalisées. Le gouvernement québécois croit également que la diminution de la durée des permis de travail accordés à certains travailleurs, qui est passée de quatre à deux ans, viendra compliquer la tâche des entreprises confrontées à des pénuries de main-d'oeuvre.

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