L'AMF poursuit l'ex-directeur général du PLQ Joël Gauthier

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L'ex-directeur général du PLQ Joël Gauthier

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(Québec) L'Autorité des marchés financiers (AMF) poursuit un ex-directeur général du PLQ, Joël Gauthier, soupçonné de déclaration trompeuse après le rachat des actifs de l'homme d'affaires controversé Tony Accurso.

Au printemps 2013, après l'adoption d'une loi obligeant les entreprises à montrer patte blanche pour soumissionner des contrats publics, M. Accurso, l'une des vedettes de la commission Charbonneau, s'est départi de plusieurs entreprises. Plus de 900 chefs d'accusation ont été présentés contre M. Accurso dans un important dossier de fraudes alléguées contre Revenu Québec. 

Parmi les nouveaux actionnaires de l'entreprise Hexagone, outre deux fils de M. Accurso, se trouvait notamment M. Gauthier. Les vérifications de l'AMF sur la probité des propriétaires avaient alors permis à Hexagone d'obtenir son autorisation. 

«Dans les mois qui ont suivi, de nouvelles informations nous ont été communiquées concernant M. Gauthier», indique M. Sylvain Théberge, porte-parole de l'AMF, l'organisme d'encadrement du secteur financier au Québec. «On est maintenant en mesure d'intenter cette poursuite sur ce qui nous apparaît être une déclaration fausse ou trompeuse remontant à l'analyse du dossier», ajoute-t-il. 

L'amende minimale, si M. Gauthier est reconnu coupable, sera de 5000 $, mais elle pourrait aussi s'élever jusqu'à 30 000 $. 

La vérification pour autorisation de l'AMF comprend notamment les antécédents judiciaires, les arrérages fiscaux et la validité du montage financier des actionnaires. 

Alors directeur général du Parti libéral du Québec, M. Gauthier a été nommé en 2003 par le nouveau gouvernement de Jean Charest à la tête de l'Agence métropolitaine de transport (AMT). 

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) s'est intéressée à son passage de près de 10 ans à la tête de cette société publique de transport. Différents médias ont fait état l'année dernière de possibles activités de financement illégal du PLQ et de ses fréquentations douteuses de firmes de génie et d'entrepreneurs. Des demandes à son adjointe de dépôts en argent comptant, des remboursements de dons politiques et la destruction de plusieurs cellulaires sont au nombre des allégations évoquées publiquement. M. Gauthier ne fait présentement l'objet d'aucune accusation formelle. 

L'association entre M. Gauthier et le groupe Hexagone s'est d'ailleurs terminée en juin dernier lorsque des interrogations sur ses agissements ont fait surface. Depuis, l'entreprise Hexagone a changé de main en passant au groupe TNT en novembre 2014. Elle termine ses contrats en cours, mais ne déposera plus de soumission. TNT est une filiale de l'entreprise québécoise Transelec/Common (TCI). 

M. Gauthier a démissionné de l'Agence métropolitaine des transports après le blâme sans équivoque que lui a adressé la présidente du Conseil du trésor de l'époque, Michelle Courchesne, pour le dépassement de coûts du projet de train de l'Est, entre Montréal et Mascouche. Un projet de 300 millions $, qui a finalement généré une facture de 744 millions $. 

M. Gauthier a été directeur du PLQ entre 1999 et 2003.

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