Vitrines Zone: des vitrines partout en Amérique du Nord

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Le président de Vitrines Zone, Louis St-Gelais, et le directeur des ventes et du marketing de l'entreprise de Québec, Pierre Giguère.

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(Québec) À l'occasion de votre prochaine visite dans un musée en Amérique du Nord, jetez aussi un oeil à la vitrine de conservation qui met en valeur l'oeuvre d'art ou le vieux manuscrit qui a attiré votre attention. Son concepteur est sans doute Vitrines Zone, une entreprise en pleine expansion qui a pignon sur rue dans le parc industriel de Charlesbourg, à Québec.

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Au Musée Stewart, à Montréal 

Photo fournie par Vitrines Zone

L'entrepôt de Vitrines Zone déborde. Des vitrines modulaires ici. Des vitrines autoportantes là. Des vitrines murales un peu loin.

À la porte, des travailleurs sont à charger un camion semi-remorque.

«Nos employés s'apprêtent à prendre la route pour Green Bay, au Wisconsin, pour livrer et pour installer les vitrines d'exposition qui seront aménagées dans le tout nouveau Temple de la renommée des Packers, l'une des équipes de football professionnel les plus populaires aux États-Unis», indique fièrement le fondateur et président de Vitrines Zone, Louis St-Gelais. Ce contrat avec les Packers est d'une valeur de 1,2 million $.

Si l'entrepôt de Vitrine Zones déborde et qu'il sera bientôt agrandi, c'est aussi parce que l'entreprise a récemment décroché d'importants contrats avec la réputée Université Yale, située à New Haven dans le Connecticut, et l'État de l'Alaska pour son nouveau State Library, Archives and Museum à Juno. Un contrat de 3,5 millions $ dans ce dernier cas. «Nous y installerons des vitrines d'une hauteur de 15 pieds pesant près de 1500 livres», souligne M. St-Gelais.

Une division de Concetti Design, un fabricant d'expositions pour les musées, Vitrines Zone a d'abord fait sa marque à Québec, notamment grâce au Musée de la civilisation, puis à l'échelle du Canada.

Ces dernières années, l'entreprise, qui célèbre son 10e anniversaire, a fait des pas de géants aux États-Unis à la suite d'une campagne de marketing en ligne menée tambour battant au sud de la frontière.

«Il y a pas moins de 16 000 musées d'importance aux États-Unis», révèle le directeur des ventes et du marketing Vitrines Zone, Pierre Giguère. «Nous possédons aujourd'hui une liste de 20 000 clients potentiels avec qui nous communiquons régulièrement. Nous avons aussi développé un outil de veille électronique qui nous permet d'identifier les projets muséaux qui se réaliseront d'ici 2020.»

La stratégie a été payante pour Vitrines Zone, qui réalise aujourd'hui 80 % de son chiffre d'affaires aux États-Unis. À Washington, les musées du célèbre Smithsonian Institution comptent sur les vitrines de conservation québécoises pour mettre en valeur leurs expositions.

D'ailleurs, le chiffre d'affaires de l'entreprise d'une vingtaine d'employés n'en finit plus de dépasser les objectifs fixés dans le plan stratégique adopté en 2012.

«De 3 millions $ l'an dernier, il devrait s'établir aux alentours de 8,3 millions $ en 2015. C'est une grosse bouchée. Pour 2016, nous visons entre 7 et 10 millions $», informe Louis St-Gelais, en soulignant que la baisse de la valeur du huard par rapport à la devise américaine jouait nettement en faveur de Vitrines Zone par les temps qui courent.

Le concepteur de vitrines cherche maintenant à faire une niche ailleurs dans le monde. Pour y arriver, il entend mettre en marché, en collaboration avec l'Institut de conservation du Canada, une vitrine révolutionnaire qui ne laisse passer aucune trace d'oxygène afin d'assurer la conservation d'artefacts.

Au Musée national des beaux-arts du Québec, à... (Photo fournie par Vitrines Zone) - image 2.0

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Au Musée national des beaux-arts du Québec, à Québec

Photo fournie par Vitrines Zone

Concurrence féroce

Le marché des vitrines d'exposition pour les musées et les centres d'archives se distingue par la présence de peu de grands joueurs à l'échelle internationale. Les concurrents de Vitrines Zone se comptent sur les doigts d'une seule main. Ils sont allemands, belges et italiens.

Généralement, les Vitrines Zone de ce monde sont invités directement par les musées à soumissionner pour la réalisation du projet. À d'autres occasions, ils sont triés sur le volet par l'entrepreneur ou la firme d'architecture qui obtient le mandat d'aménager une salle d'exposition. C'est ainsi que Vitrines Zone a été choisi par Rockwell Group - une firme new-yorkaise qui a notamment piloté le projet de rénovation du hall et des restaurants du Château Frontenac - pour mettre son grain de sel dans la réalisation du futur Temple de la renommée des Packers de Green Bay.

«Nous avons toujours fabriqué un produit de haute qualité, mais qui, à une certaine époque, faisait fuir les clients, car son prix était trop élevé. Les clients n'étaient pas prêts à payer le prix. Nous avons alors refait nos devoirs et appris à devenir de plus en plus compétitifs. Et du même coup, nous avons secoué la compétition. À une époque, elle se moquait de nous. Aujourd'hui, elle tente de nous copier», raconte Pierre Giguère en affirmant que «nous sommes devenu le plus gros vendeur de vitrines en Amérique du Nord».

Modèle d'affaires

Vitrines Zone ne fabrique pas le verre de ses vitrines. Pas plus qu'il ne plie le métal qui servira à soutenir les grandes vitrines. Par contre, il a conçu un mécanisme d'ouverture des vitrines composé de petites pentures coulées en bronze qui fait brailler d'envie ses compétiteurs. 

Dans les faits, Vitrines Zone conçoit les vitrines. L'entreprise les assemble dans son usine et se rend aux quatre coins de l'Amérique du Nord pour les installer.

«Comme dans l'industrie automobile, tout est sous-traité», explique Pierre St-Gelais. «Nous avons développé le modèle d'affaires parfait. Pourquoi s'équiper de la cave au grenier? Nous allons là où les meilleures technologies se trouvent. Le coeur de notre business, c'est le design. Moi, je ne veux pas gérer de la production. De plus, nous nous plaçons à l'abri des cycles qui caractérisent notre industrie.»

En plus de ses assembleurs et installateurs, l'entreprise compte sur une équipe de près d'une dizaine de designers.

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