«Désyndicalisation»: victoire des pompiers contre la Ville de Québec

Cette victoire du syndicat des pompiers tombe alors... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Cette victoire du syndicat des pompiers tombe alors qu'ils se prononceront vendredi sur une entente de principe pour une nouvelle convention collective.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'administration Labeaume était en partie motivée par «l'antisyndicalisme» lorsqu'elle a transformé en postes de cadres 76 emplois d'officiers syndiqués, tranche Commission des relations du travail (CRT) dans ce qui représente une importante victoire pour l'Association des pompiers professionnels de la Ville de Québec.

«La réorganisation est motivée en partie par l'antisyndicalisme», peut-on lire dans la décision du commissaire Sylvain Allard de 79 pages publiée en fin de journée jeudi.

La décision ordonne sans équivoque à la Ville de Québec et à ses représentants «de cesser toute ingérence dans les affaires syndicales de l'Association des pompiers professionnels».

La CRT demande aussi à l'employeur de «cesser toute menace et intimidation afin de forcer les pompiers requérants à cesser d'être membres de l'Association», peut-on lire.

«On est extrêmement heureux, on a toujours dit que nos lieutenants et capitaines étaient parfaitement capables de bien faire leur travail en tant qu'employés syndiqués», a réagi le président du syndicat, Éric Gosselin.

«Pour nous, c'était clair que la désyndicalisation ne représentait aucune valeur ajoutée pour la population et le service offert», a-t-il poursuivi au Soleil.

La Ville de Québec a 30 jours pour interjeter appel de la décision rendue publique jeudi.

Cinq ans de litige

L'histoire de la «désyndicalisation» des officiers remonte à 2010, alors que l'administration Labeaume a annoncé qu'elle transformait en postes de cadres 76 emplois syndiqués, soit 52 de lieutenant et 14 de capitaines de caserne. Ce plan a été vivement contesté par l'Association des pompiers professionnels de Québec.

En mai 2010, le syndicat avait remporté une première victoire quand la CRT a forcé la Ville à arrêter la mise en application de son projet. L'administration a répliqué en contestant le processus, jugeant que le commissaire de la CRT était inhabile à juger du dossier. Cette requête a été rejetée en novembre 2011. La Ville a de nouveau fait appel avant que la Cour d'appel ne donne raison aux pompiers.

Après tous ces démêlés, la cause a pu enfin être entendue sur le fond à partir de la fin 2013.

Entente

Cette victoire du syndicat des pompiers tombe alors qu'ils se prononceront vendredi en assemblée générale sur une entente de principe sur un nouveau contrat de travail.

L'entente intervenue mardi touche le renouvellement de la convention collective pour une durée de neuf ans, soit de 2010 à 2018, et couvre l'ensemble des conditions de travail des pompiers, y compris le partage des déficits passés des régimes de retraite.

Cette série de négociations avait été rendue un peu moins ardue depuis le règlement par arbitrage de la convention touchant les années 2007 à 2009.

Avant cette décision de l'arbitre Denis Gagnon sur la convention, tombée en octobre 2014, le climat avait été particulièrement tendu entre l'administration Labeaume et les pompiers.

Entre 2006 et 2014, le litige avait coûté plus d'un million de dollars en frais d'avocats aux contribuables de Québec. Plus de 60 rencontres en arbitrage ont eu lieu.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer