Bellechasse: 42 millions $ pour le gaz naturel

La présidente et chef de la direction de... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, la ministre du Tourisme, ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches et députée de Bellechasse à l'Assemblée nationale, Dominique Vien, et le ministre de la Sécurité publique et député de Lévis-Bellechasse à la Chambre des communes, Steven Blaney

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Sainte-Claire) Le préfet de la MRC de Bellechasse, Hervé Blais, sait qu'il ne faut jamais ambitionner sur le pain bénit.

C'est pourquoi la confirmation, vendredi, des engagements de 35 millions $ de Québec et d'Ottawa et de 7 millions $ de Gaz Métro pour le prolongement du réseau de distribution de gaz naturel entre Lévis et Sainte-Claire représente, pour lui, une annonce attendue depuis belle lurette.

Son bonheur aurait été total, toutefois, si le futur réseau de 62 kilomètres avait été prolongé d'une vingtaine de kilomètres de plus - comme le souhaitait la Coalition gaz naturel Bellechasse - jusqu'à Saint-Damien, la ville qu'il représente à la table de la MRC.

«C'est une première étape. Je comprends que Paris ne s'est pas construit en un jour», a philosophé le maire de Saint-Damien en assurant qu'il allait poursuivre la bataille pour que les entreprises de son coin de pays puissent bénéficier, elles aussi, de cette source d'énergie moins coûteuse et moins polluante que le mazout.

«Je sais que Paris ne s'est pas construit en jour, mais je peux dire au maire Blais que Saint-Damien est plus loin de Paris que de Sainte-Claire!» a rétorqué la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, présente à la conférence de presse, qui se tenait chez Prévost, en compagnie des ministres québécois Pierre Arcand et Dominique Vien et du ministre fédéral Steven Blaney.

Mme Brochu a expliqué que la prolongation du réseau gazier jusqu'à Saint-Damien représentait un «fardeau additionnel». Selon elle, il faut toujours considérer les coûts de la distance à parcourir pour brancher les clients au réseau ainsi que la consommation de ces derniers. Pour le moment, une extension jusqu'à Saint-Damien n'en vaut pas la chandelle.

Travaux au printemps 2016

D'ici cinq ans, une centaine d'entreprises auront donc accès au gaz naturel.

«Cet été, nous allons soumettre le projet à la Régie de l'énergie pour qu'elle l'approuve, puis nous procéderons, cet automne, au choix de l'entrepreneur.» Selon Sophie Brochu, les travaux devraient débuter au printemps et dès l'arrivée de l'hiver 2016, les entreprises pourront dire adieu au mazout et adopter le gaz naturel.

Les entreprises prévoient investir 5 millions $ pour se brancher au réseau.

En octroyant chacun 17,5 millions $, Québec et Ottawa veulent non seulement aider les entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais aussi faire en sorte qu'elles deviennent plus compétitives.

«Le gaz naturel est reconnu comme un facteur de location et de rétention des entreprises», a fait valoir le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

Tout en soulignant que le projet n'aurait jamais vu le jour sans la mobilisation générale de tous les intervenants locaux, les députés-ministres régionaux Dominique Vien et Steven Blaney ont martelé, pour leur part, que l'arrivée du gaz naturel allait soutenir la prospérité et la croissance des entreprises.

Sans le gaz naturel, la survie et l'expansion des entreprises étaient en péril, ont fait valoir, ces derniers mois, les élus et les dirigeants de compagnie réunis au sein de la Coalition gaz naturel Bellechasse. Sans le gaz naturel, des projets d'investissements resteront sur les tablettes.

Des économies de 30 % chez Prévost

«L'arrivée du gaz naturel à proximité de nos deux usines de Sainte-Claire va nous permettre de réaliser de grandes économies», a soutenu le vice-président des opérations de Prévost, Yvan Mailhot.

«Concrètement, nous prévoyons une baisse de 30 % de notre facture d'énergie. C'est pourquoi nous croyons que l'utilisation du gaz naturel dans nos procédés de fabrication nous permettra de demeurer compétitifs sur la scène nord-américaine», a indiqué le haut dirigeant du fabricant d'autocars.

Selon la Coalition gaz naturel Bellechasse, l'arrivée du gaz naturel pourrait favoriser le démarrage de projets évalués à plus de 30 millions $ de la part des entreprises.

On prévoit également que jusqu'à 700 emplois pourraient voir le jour, dont 540 pendant la construction de la desserte qui traversera Lévis, Pintendre, Saint-Henri, Saint-Anselme et Sainte-Claire, et 150 autres provenant des nouveautés investissements réalisés par les entreprises.

À terme, le gaz naturel réduira les émissions de gaz à effet de serre de près de 6000 tonnes et permettra des économies de coût d'énergie de 2,5 millions $ par année.

6000
Tonnes de gaz à effet de serre de moins par année

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