Terminal pétrolier au Québec: TransCanada ne se décidera qu'en fin d'année

Si TransCanada, avec son projet d'oléoduc Énergie-Est, a... (Photothèque Le Soleil)

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Si TransCanada, avec son projet d'oléoduc Énergie-Est, a choisi de ne pas construire d'installations à Cacouna, l'entreprise albertaine se donne jusqu'à la fin de l'année avant de dire s'il y aura un port le long du Saint-Laurent.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) TransCanada ne décidera qu'en fin d'année si elle construira un port au Québec pour exporter le pétrole que doit acheminer le pipeline Énergie-Est.

La firme albertaine a tenu à nier la nouvelle voulant qu'elle ait renoncé à construire des installations portuaires, initialement prévues à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent.

«C'est La Presse qui tire cette conclusion, ce qui est faux», a affirmé le porte-parole de l'entreprise. «Nous sommes toujours en train d'examiner» l'idée, mais TransCanada ne tranchera qu'au dernier trimestre de 2015, a-t-il précisé.

La compagnie a demandé des autorisations à Québec pour réaliser son projet, notamment pour que l'oléoduc franchisse des cours d'eau au Québec. La haute direction de la firme a établi qu'Énergie-Est «est tout à fait réalisable avec un seul terminal», situé à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Toutefois, a nuancé le porte-parole, cela ne laisse présumer en rien du sort réservé à l'idée d'aménager un port le long du Saint-Laurent. Le porte-parole a signalé que deux facteurs sont pris en considération.

«Il y a, bien sûr, l'environnement, a fait valoir M. Duboyce. Nous sommes très soucieux de cette question. Comme nous l'avons démontré avec la décision sur Cacouna» lorsque la compagnie a écarté le site, considéré comme la pouponnière des bélugas, après que ce mammifère marin eut été déclaré officiellement «espèce en voie de disparition».

«Il y a aussi des réalités commerciales, a-t-il ajouté. Quand on construit un oléoduc, c'est pour livrer un service aux producteurs de pétrole.»

Il a hésité à placer l'acceptabilité sociale sur le même plan que les deux facteurs cités. «C'est une question complexe. C'est quoi, la définition de l'acceptabilité sociale?

«C'est sûr que nous sommes très engagés, pour ce qui est des parties prenantes. Que ce soit les propriétaires terriens, les élus, les Premières Nations. Nous continuons de partager de l'information avec elles et avec le public. Nous avons tenu 115 journées portes ouvertes. Nous avons ajusté le tracé à plusieurs endroits.»

Pas les opposants

Selon lui, «la décision de se retirer de Cacouna, ce n'est pas à cause des opposants qui ont réclamé de ne pas construire à cet endroit». Elle provient du fait «qu'il y a eu une recommandation d'une agence fédérale» sur le changement de statut du béluga.

«La décision de se retirer de Cacouna, ce n'est pas à cause des opposants qui ont réclamé de ne pas construire à cet endroit»

Tim Duboyce
Porte-parole de TransCanada

«Nous ne voulons pas faire abstraction de l'acceptabilité sociale, de l'obligation de bien comprendre l'opinion du public et ses préoccupations... [...] Comment on la définit? Est-ce l'impression qu'on a par les grands titres? Je peux vous dire que l'impression que donnent les opposants n'est pas ce qui se passe en réalité sur le terrain.»

Il a dit avoir confiance que les audiences de l'Office national de l'énergie décideront «en fonction de ce que les communautés pensent». S'il voit le jour, Énergie-Est acheminera sur des milliers de kilomètres le pétrole de l'Ouest jusqu'au Nouveau-Brunswick.

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