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CSST: mesures de réduction de coûts... retardées

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec accuse le Conseil du trésor d'avoir lui-même «bloqué» le dossier découlant d'une décision du conseil d'administration de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, censée réduire les coûts de fonctionnement d'au moins 2,5 millions $ par année.

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(Québec) La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) «dort» depuis sept mois sur une décision de son conseil d'administration censée réduire ses coûts de fonctionnement d'au moins 2,5 millions $ par année.

Informé de cette situation, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec accuse le Conseil du trésor d'avoir lui-même «bloqué» le dossier. Il refuserait d'avaliser la décision du conseil d'administration de l'organisation chargée de veiller à la santé et à la sécurité au travail.

Le 20 novembre 2014, les membres du conseil d'administration de la CSST ont adopté une résolution découlant d'un exercice de révision des tâches des personnes affectées aux technologies de l'information dans cette organisation. Elle indique «que les fonctions occupées par 104 des 300 ressources externes [provenant de sous-traitants] pourraient être réalisées avantageusement par du personnel interne».

Cette résolution, dont Le Soleil a obtenu copie, soutient que le remplacement de 55 «de ces ressources» par du personnel interne générera «une économie annuelle récurrente et progressive» qui atteindra «2,5 millions $ à la quatrième année du processus».

Le texte ajoute que «la dotation des 49 autres postes, dans une seconde phase, entraînerait des économies annuelles supplémentaires» et qu'elle réduirait le nombre de contrats de service. D'autres réductions de coûts d'environ 2 millions $ seraient attendues de cette éventuelle seconde phase.

Depuis, plus rien

S'appuyant sur ces économies anticipées, les membres du conseil d'administration de la CSST ont donc autorisé «l'octroi de 104 nouveaux postes à la vice-présidence aux technologies de l'information en remplacement de fonctions qui étaient occupées jusqu'à présent par des ressources externes». Depuis, plus rien.

La présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Lucie Martineau, affirme que le dossier est gelé parce que le Conseil du trésor privilégie avant toute chose la réduction du nombre des employés de l'État.

Pas d'explications

La CSST n'a pas été en mesure de fournir d'explications précises sur ce dossier, mercredi, mais a tout de même fait savoir au Soleil «qu'il y a des discussions avec le Conseil du trésor afin de convenir de l'application de cette décision».

Au Conseil du trésor, où l'on serait sceptique quant aux économies chiffrées, on dit aussi que des discussions sont en cours, mais on précise n'avoir reçu à ce jour aucune demande officielle de la CSST à ce sujet.

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