L'accord Canada-Union européenne, une occasion en or pour les PME québécoises

Quatre dirigeants de PME exportatrices de la région... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Quatre dirigeants de PME exportatrices de la région avec leur principal outil de travail en main : Julien Veilleux de Rotobec, Guillaume Robert de Robotic, Éric Bergeron d'Optosecurity et Marc Boutet de De Marque.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «Ça coûte cher en billets d'avion et en bouteilles de vin. C'est de même que ça marche.»

Fondateur d'Optosecurity, Éric Bergeron s'y connaît en matière d'exportation. Son entreprise spécialisée dans l'amélioration de l'efficacité opérationnelle des points de contrôle dans les aéroports réalise 100 % de ses activités en Europe.

«Au départ, il a fallu trouver un partenaire assez téméraire pour s'associer avec une PME québécoise pas présente du tout dans le marché et pour investir dans une technologie qui allait brasser l'industrie.» Son allié allait être l'aéroport d'Amsterdam.

En compagnie de Marc Boutet (président de De Marque), Guillaume Robert (directeur du marketing de Robotiq) et de Julien Veilleux (vice-président des finances de Rotobec), Éric Bergeron a révélé, mercredi, les secrets de sa percée en Europe à l'occasion d'un forum organisé par Développement PME Chaudière-Appalaches et Québec International pour inciter les PME à exporter sur le Vieux Continent. Pour l'automne, les deux organismes préparent une mission économique de l'autre côté de l'Atlantique.

La ratification prochaine de l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne est une occasion en or pour les PME pour diversifier leur marché, a fait valoir Diane Belliveau, directrice régionale d'Exportation et Développement Canada. «C'est certain, c'est plus facile de vendre ses produits aux États-Unis. L'autoroute nous y rendant passe dans notre cour. Sauf que le jour où l'économie américaine plante, comme ce fut le cas en 2008, les PME qui ne misent que sur nos voisins du sud se retrouvent dans le pétrin.»

Selon l'économiste en chef adjoint du Conference Board, l'AECG - l'accord de partenariat économique le plus important jamais négocié par le Canada - regorge d'opportunités pour les entreprises d'ici. Non seulement en matière de commercialisation de produits et de services, mais aussi au chapitre de l'accessibilité aux marchés publics et de celui de la mobilité de la main-d'oeuvre. Pedro Antunes prévient toutefois qu'il y aura des coûts pour les PME qui s'aventureront du côté de l'Europe, notamment au chapitre du marketing.

Des études révèlent que l'accession à un marché de 500 millions d'habitants permettra d'accroître de 12 milliards $ les revenus du Canada.

Ne pas attendre

De l'avis de Julien Veilleux, les PME ne doivent pas attendre la ratification de l'AECG avant de prendre la route de l'Europe.

«Sautez dans l'avion tout de suite!» ordonne-t-il aux dirigeants d'entreprise en tenant à préciser que l'Europe n'est pas un marché facile. «Il faut que ton produit apporte une valeur ajoutée pour le client», fait remarquer le vice-président de Rotobec, un fabricant d'équipements de manutention présent dans 30 pays.

Dans le cas de Robotiq, c'est son produit - une main robotique - qui l'a conduite en Allemagne, le coeur de l'innovation technologique industrielle. Robotiq, aussi, fait sa marque dans 30 pays, notamment auprès de BMW et de Boeing.

«Nous nous sommes implantés graduellement et plutôt que de se payer des études de marché, nous avons pris l'avion pour aller rencontrer nos partenaires et pour bien connaître le marché. Nous avons aussi consulté des entreprises d'ici qui font des affaires en Allemagne afin d'éviter de commettre des faux pas.»

Président de De Marque, Marc Boutet se disait qu'il allait assurément augmenter ses ventes s'il allait explorer le marché français. Ça se passait en 1998. Aujourd'hui, son entreprise spécialisée dans la distribution de livres numériques s'est enracinée en France, en Italie et en Espagne. Elle compte sur un réseau de 1700 éditeurs et de 300 points de vente dans plus de 40 pays. Gallimard, Flammarion et La Martinière détiennent même 15 % de l'actionnariat de De Marque.

«Des fois, au Québec, on n'ose pas assez. Pourtant, les Français nous aiment bien. Il faut profiter de ce capital de sympathie.»

À l'instar d'Éric Bergeron, Marc Boutet insiste sur l'importance d'établir des relations qui vont au-delà des billets verts avec les Européens.

«L'un de nos postes de dépenses les plus élevés est celui des restaurants et du vin!»

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