Ron Boire, grand patron de Sears Canada: faire mentir les oiseaux de malheur

Le président et chef de la direction de... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le président et chef de la direction de Sears Canada, Ron Boire, était de passage, mardi, au magasin de Fleur de Lys. D'ailleurs, Sears Canada honore, ces jours-ci dans la capitale, ses meilleurs vendeurs au Canada.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) «Ça fait des lustres que des experts annoncent la chute de Sears. Sans doute les mêmes qui prédisaient que Target allait dominer le commerce au détail au Canada!»

La mission de Ron Boire est de redresser la barque de Sears Canada qui a encaissé, en 2014, une perte nette de 338,8 millions $ et une baisse de 8,3 % des ventes de ses commerces ouverts depuis au moins 12 mois. Des ventes qui ont totalisé 2,6 milliards $.

Et de faire taire les oiseaux de malheur!

Le nouveau président et chef de la direction de Sears Canada a fait la visite, mardi, des trois magasins Sears à Québec, ceux de Laurier Québec, de Fleur de Lys et des Galeries de la Capitale.

Il n'avait pas de nouvelle à annoncer. Surtout pas des mauvaises. Il venait rencontrer les dirigeants et les employés dans leur milieu de travail.

Depuis son entrée en poste - d'abord de façon intérimaire en octobre 2014 puis officiellement en janvier dernier - Ron Boire se fait un devoir de se pointer dans «ses» magasins. «Une façon de prendre le pouls des associés. De leur expliquer ce que nous faisons pour redresser la situation et, surtout, de les écouter pour connaître leurs besoins et ceux des clients», explique-t-il au Soleil lors de son passage au Sears de Fleur de Lys. «Ici, c'est notre plus vieux magasin au Québec.»

Pour le moment, Sears Canada n'a pas de projet d'investissement dans la région de Québec. Ron Boire signale que les magasins de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale ont fait l'objet, ces dernières années, d'une cure de rajeunissement.

Plan stratégique

Cet ancien haut dirigeant de Sony Electronics, de Best Buy et de Toys 'R Us n'a pas tardé à imposer sa loi à la tête de ce géant du commerce de détail qui est en affaires depuis 1953.

Fermetures de magasins moins rentables. Départ ou réaffectation de 25 % des membres de la haute direction. Réduction importante - mais encore insuffisante, à son avis - des stocks de 124,4 millions $ par rapport à 2013. Liquidations d'actifs.

Sears Canada vient tout juste de compléter la vente de trois propriétés en Colombie-Britannique et Alberta à Concord Pacific Group pour la somme d'environ 130 millions $. Un geste visant à renforcer la situation financière de Sears Canada qui continuera d'opérer les trois magasins, mais à titre de locataire plutôt que de propriétaire.

Ron Boire a un plan. Un plan stratégique de trois ans qui met à l'accent sur l'offre de nouveaux produits aux consommateurs et l'intégration complète des différents formats d'affaires de Sears - les magasins, la vente par catalogue et le site Web - tous développés en silo.

«Nous sommes sur la bonne voie», assure M. Boire en précisant que Sears Canada investira entre 30 et 55 millions $ au cours des 18 prochains mois pour se doter de systèmes informatiques qui lui permettront de devenir un véritable détaillant «omnicircuit» afin d'accroître l'expérience de consommation des clients. Ainsi, un client qui ne trouve pas un chandail à sa grandeur pourra le commander en ligne à partir du magasin pour le faire livrer chez lui ou au comptoir de cueillette de commandes de son choix.

Moins d'appareils électroniques

Sears Canada revoit également son offre de produits. «Nous sortons les articles les moins rentables pour les remplacer par des produits qui sont gagnants pour nous.»

Concrètement, les consommateurs ne trouveront plus d'appareils électroniques et un peu moins d'outils. Par contre, des matelas, il y en aura à la tonne. Des appareils de conditionnement physique aussi.

Tout en misant sur ses lignes maison comme Pure NRC Athletics ou U.S. Polo Assn, Sears ouvrira ses portes à de nouvelles marques.

À l'automne, une collection de vêtements pour hommes développée en collaboration avec Wayne Grezky fera son apparition chez Sears. Puis, au printemps prochain, ça sera au tour de la marque Liz Lange - des vêtements sport et de maternité - de se trouver dans les magasins Sears à la suite d'une entente avec Cherokee Global Brands, un ancien fournisseur de Target.

Par ailleurs, avec son programme Meilleur choix au Canada, Sears estime avoir fait une trouvaille qui plaît aux clients. Il s'agit, en fait, d'une sorte de sceau d'approbation qu'appose le détaillant à un produit - vendu à un prix abordable - qu'il estime de qualité supérieure. «Nous allons étendre ce programme à tous les rayons de nos magasins», insiste Ron Boire, président et chef de la direction de Sears Canada.

Selon ce dernier, le commerce de détail au Canada devrait trouver un brin de stabilité au cours des prochains mois après des années difficiles marquées par la disparition de géants comme Future Shop et Target. «La dépréciation du huard nous fait mal, par contre. Ce que nous achetons à l'étranger, nous devons le payer en dollars américains. Ça coûte cher avec un dollar aussi bas par rapport à la valeur de la devise américaine.»

Au premier trimestre de son exercice financier 2015, terminé le 2 mai dernier, Sears Canada affichait une perte nette de 59,1 millions $. C'est un peu mieux que pour la même période en 2014 alors que la perte nette s'établissait à 75,2 millions $. Quant aux revenus, ils ont reculé de 771,7 à 697,2 millions $ par rapport à la même période en 2014. Une baisse de 9,7 %.

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