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Élections fédérales: les demandes de Québec se chiffrent à 205 millions $

Une maquette provisoire du futur pavillon de l'Institut... (Université Laval)

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Une maquette provisoire du futur pavillon de l'Institut nordique du Québec à l'Université Laval. L'institution demande 30 millions $ au fédéral pour ce projet globalement évalué à 75 millions  $.

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(Québec) Agrandissement du Port, centre de prédédouanement à l'Aéroport, création de l'Institut nordique du Québec à l'Université Laval, expansion de l'Institut national d'optique : la «liste d'épicerie» pour la région de Québec en prévision des élections fédérales se chiffre à 205,2 millions $.

Le plus ambitieux du groupe est le projet... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.0

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Le plus ambitieux du groupe est le projet «Beauport 2020» du Port de Québec avec l'aménagement de 18,3 hectares de nouveaux quais et le réaménagement de la plage de la baie de Beauport.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Des demandes que le maire de Québec, Régis Labeaume, a qualifiées de «raisonnables» et pour lesquelles il demande un engagement ferme des candidats de la région aux élections fédérales du 19 octobre.

«On veut une réponse très, très claire. Pas de réponse du genre : "Nous allons l'analyser, nous allons y réfléchir". Ça ne nous satisfera pas. C'est oui ou c'est non», a-t-il lancé en conférence de presse réunissant plusieurs poids lourds du monde socioéconomique comme le pdg du Port de Québec, Mario Girard, le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, le président et directeur général de l'INO, Jean-Yves Roy, et le président et chef de la direction de l'Aéroport, Gaëtan Gagné. Lundi, ils ont à tour de rôle présenté leur demande au futur gouvernement à Ottawa.

Port de Québec

Le plus ambitieux du groupe est le projet Beauport 2020 du Port de Québec avec l'aménagement de 18,3 hectares de nouveau quai et le réaménagement de la plage de la Baie de Beauport. La première phase de ce projet est évaluée à 190 millions $ et l'Administration portuaire demande 62 millions $ à même le Fonds Chantiers Canada.

Le Port souhaite aussi 24 millions $ pour l'expansion du terminal de croisière, un projet annoncé en avril.

Enfin, le Port de Québec veut aussi voir financé par le fédéral pour 12 millions $ son projet de promenade portuaire du Foulon. Annoncé en juin 2014, ce segment de la promenade Samuel-De Champlain est prévu sur deux kilomètres de pistes cyclables et de verdure entre la côte Gilmour et l'anse Brown.

Aéroport de Québec

L'Aéroport de Québec mise pour sa part sur un centre de prédédouanement. Pas d'argent pour ce point, mais plutôt un appui politique d'Ottawa. «Notre demande n'est pas d'ordre financier, mais se résume par un projet de support écrit de la part du gouvernement fédéral», a dit le président et chef de la direction de l'Aéroport, Gaëtan Gagné. «Ce qu'on veut est que le gouvernement fédéral dise oui. Le reste, on va s'en occuper.» Un centre de prédédouanement permet aux voyageurs en direction des États-Unis de passer les douanes américaines avant l'embarquement. Il permettrait à l'Aéroport de Québec plus d'offres de destinations. Ce centre fait partie du programme YQB 2018 qui comprend notamment l'agrandissement de l'aérogare au coût de 225 millions $ pour lequel le gouvernement fédéral verse 50 millions $. YQB souhaite accueillir deux millions de passagers par an d'ici 2020.

Université Laval

L'Université Laval mise pour sa part sur la création de l'Institut nordique pour lequel elle est partenaire avec l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) et l'Université McGill. Laval demande au fédéral 30 millions $ pour ce projet qui vise à regrouper sous un même toit des dizaines de chercheurs du monde nordique, des spécialistes de la recherche sur l'environnement, le climat, la santé des populations autochtones du Nord.

Le coût de la mise sur pied de l'Institut nordique est estimé à 75 millions $ dont 60 millions $ pour la construction du bâtiment et 15 millions $ en équipement scientifique. Le gouvernement du Québec a déjà confirmé 30 millions $. Le concept architectural du nouveau pavillon se voudra une allusion au caractère nordique de la région. «C'est un investissement pour attirer les meilleurs talents et consolide le leadership de Québec et du Québec dans le développement des sciences nordiques», a affirmé le recteur de l'Université Laval, Denis Brière.

Institut national d'optique

L'Institut national d'optique demande pour sa part un soutien fédéral de 50 millions $ sur cinq ans. L'INO demande aussi un financement additionnel de 27,2 millions $ pour le plan d'expansion au Canada.

L'objectif est de «supporter un nombre accru de clients ailleurs au Canada afin d'augmenter la capacité à développer plus d'innovation technologique».

Lebel «a entendu»

De passage pour une annonce à la base militaire de Valcartier lundi, le ministre canadien de l'Infrastructure et lieutenant de Stephen Harper à Québec, Denis Lebel, a dit avoir «entendu» la liste de demandes. «On est ici pour la région de Québec depuis les neuf dernières années. Les dossiers en cours vont continuer à avancer. Le message lancé aujourd'hui par M. Labeaume et les gens de la région de Québec est très bien entendu», a-t-il dit.

La «liste d'épicerie» au fédéral

  • Port de Québec : demande de 98 millions $ sur un total de 631,5 millions $ en projets.
  • Aéroport de Québec : demande d'un appui politique et administratif du gouvernement fédéral pour l'obtention d'un centre de prédédouanement.
  • Université Laval : demande de 30 millions $ pour l'Institut nordique, un projet total de 75 millions $.
  • Institut national d'optique (INO) : demande de 50 millions $ sur cinq ans de financement de base et 27,2 millions $ additionnels pour le plan d'expansion canadienne.

Source : Ville de Québec

Lévis n'est pas en reste

Emboîtant le pas de son homologue de Québec, le maire de Lévis Gilles Lehouillier a décidé lui aussi, avant le conseil municipal, de dresser sa «liste d'épicerie», en vue des élections fédérales.

Chantier Davie

Il y a deux semaines, le maire Lehouillier a mis son pied à terre lorsqu'il a appris que plus de 200 employés du chantier maritime Davie perdaient temporairement leur emploi parce que la Marine canadienne tardait à octroyer un contrat. «Les deux autres chantiers [canadiens] sont gavés. Il est temps qu'à Ottawa, on reconnaisse que ce chantier-là est un nouveau chantier», a lancé le maire hier, décochant une flèche davantage à l'endroit des fonctionnaires fédéraux que des politiciens. Il croit quand même que la campagne électorale est un moyen de mettre de la pression.

Ferme Chapais

Ce grand terrain vert situé à l'angle du chemin des Îles et du boulevard Guillaume-Couture a failli être vendu à des promoteurs immobiliers l'an dernier. Le maire Lehouillier a refusé d'en modifier le zonage, et depuis, il souhaite que le gouvernement fédéral vende la ferme Chapais à la Ville à bon prix, pour en faire un immense parc urbain, avec vue sur le fleuve. Même si Agriculture Canada souhaite conserver le terrain jusqu'en 2017, le maire veut que les candidats se commettent.

Aérodrome de Pintendre

Le litige entre la Ville de Lévis et l'aérodrome de Pintendre - où une école de parachutisme qui dérangeait le voisinage s'activait l'été dernier - n'a pas encore connu de dénouement en cour municipale. N'empêche, le maire Lehouillier prend les devants. «Il est temps que le gouvernement fédéral redonne aux villes leurs pouvoirs en matière d'aménagement et d'urbanisme. On peut pas implanter un aérodrome n'importe où sur le territoire sans consulter la population», a-t-il soutenu lundi. 

Monuments historiques

Lévis compte plusieurs monuments historiques, qui ont besoin qu'on leur donne un peu d'amour. Le maire demande au prochain gouvernement de subventionner la restauration de deux d'entre eux : le fort Numéro-Un, «un incontournable», qui a besoin d'une cure de jeunesse de 39 millions $ de façon prioritaire, et le site historique A. C. Davie, petit frère du chantier Davie, dont on pourrait mettre en valeur le plan de halage pour la somme de 20 millions $. Le maire de Lévis se dit toutefois prêt à assumer une partie des coûts.

Deux autres dossiers, qui sont davantage liés à l'investissement du provincial, sont toujours chers au maire de Lévis : le complexe aquatique de Saint-Nicolas, un investissement total de 28 millions $, et le lien routier (viaduc) de Saint-Rédempteur, qui coûtera 21 millions $. «Nous, on ne sera pas contents si ces deux projets-là ne se réalisent pas au sein d'une entente tripartite», a martelé le maire.

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