Davie: le ministre Daoust s'attend à une «conséquence heureuse» pour le Québec

Le ministre Jacques Daoust a affirmé mardi que... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le ministre Jacques Daoust a affirmé mardi que le gouvernement fédéral était sur le point de prendre une décision dans le dossier du remplacement temporaire des bateaux de ravitaillement et que ça augurait bien pour Chantier Davie, à Lévis.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, soutient que le gouvernement fédéral serait «sur le point» de prendre sa décision dans le dossier du remplacement temporaire des bateaux de ravitaillement pour la Marine royale canadienne et «que ça pourrait être à l'avantage du Québec».

«Ce que je comprends, c'est que le gouvernement fédéral est sur le point d'en arriver à une conclusion dans ce dossier-là qui, à ma compréhension, aura une conséquence heureuse. De sorte que les employés qui ont été mis à pied au Chantier Davie Canada pourraient être rembauchés», a indiqué mardi, à l'Assemblée nationale, le ministre Daoust.

Pour dépanner la Marine royale canadienne qui a dû mettre au rancart plus tôt que prévu ses deux navires de ravitaillement - le NCSM Protecteur et le NCSM Preserver -, Davie a proposé de procéder à la conversion d'un porte-conteneurs en un pétrolier ravitailleur. Ce qui donnerait du boulot aux travailleurs de la Davie pendant deux ans.

200 mises à pied?

Jacques Daoust était interrogé par le leader parlementaire de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, qui s'inquiétait du fait que 200 autres salariés du chantier maritime de Lévis pourraient bientôt se retrouver temporairement sans emploi. 

Rappelons qu'un premier contingent de 200 travailleurs a été renvoyé à la maison le 15 mai dernier. Le député péquiste demandait au ministre Daoust ce qu'il faisait pour faire débloquer le dossier et faire en sorte que le Québec obtienne sa juste part des contrats fédéraux de construction navale.

Jacques Daoust a indiqué qu'il avait eu l'occasion, la semaine dernière, de parler au ministre Steven Blaney. À son avis, le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile et député de Lévis-Bellechasse est «très sensible à ce dossier-là. Je ne suis pas persuadé qu'il est en contrôle de toutes les poignées qui vont là-dessus. Chaque ministère a sa responsabilité et la sienne n'inclut pas celle d'octroyer des contrats dans son comté».

Affaire compliquée

Lundi, à Ottawa, le ministre Blaney confiait d'ailleurs à la presse parlementaire qu'il s'agissait d'une affaire compliquée. «Il est en train d'essayer de comprendre les enjeux de ce dossier-là», a mentionné le ministre Daoust en parlant de Steven Blaney. 

Le ministre québécois assure qu'il avait fait les pressions politiques «appropriées» et qu'il avait manifesté son «insatisfaction» à plusieurs ministres fédéraux concernant le traitement du Québec dans l'attribution des contrats fédéraux de construction navale. 

«J'ai déjà manifesté le fait que les chantiers des provinces maritimes ont de l'ouvrage pendant 20 ans avec la construction des navires de combat et que le chantier de la Colombie-Britannique (Vancouver Shipyards) devra être agrandi pour réaliser une commande du fédéral qui aurait bien pu être réalisée ici.»

Irving Shipbuilding s'invite dans le débat

Lundi, sur les ondes de CTV, des commentateurs s'entendaient pour dire que Chantier Davie Canada allait recevoir le feu vert d'Ottawa. Ce n'était qu'une question de jours, selon eux.

En réponse à ces propos, le chantier Irving Shipbuilding publiait un communiqué pour signaler que les jeux ne sont pas encore faits et que le processus d'évaluation du gouvernement fédéral n'était pas terminé. Rappelons qu'Irving Shipbuilding avait été sélectionné, en 2011, pour la construction de 21 navires de combat (25 milliards $) dans la cadre de la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale.

Le chantier d'Halifax a tenu à signaler qu'à l'automne dernier, à la demande du gouvernement fédéral, il avait présenté, lui aussi, un projet de remplacement temporaire des navires de ravitaillement. 

Proposition «supérieure»

«Nous espérons que notre proposition sera évaluée dans le cadre d'un processus ouvert, transparent et juste qui permettra d'identifier la proposition offrant la meilleure valeur pour le Canada», fait valoir Irving Shipbuilding dans son communiqué.

La compagnie se dit que sa proposition est «supérieure» aux autres et qu'elle possède la capacité suffisante - grâce à ses nouvelles installations de classe mondiale, un investissement de 350 millions $ - pour répondre rapidement aux besoins de la Marine royale canadienne.

Le chantier néo-écossais fait également valoir qu'il a dû mettre à pied temporairement plus de 400 travailleurs ces derniers temps et que l'attribution du contrat pour le remplacement temporaire des navires de ravitaillement lui permettrait de faire une transition en douceur avant d'amorcer la construction des autres navires pour le compte du gouvernement canadien. 

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