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Dimedia et Renaud-Bray ne seraient plus loin d'une entente

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Une source souligne que le pdg de Renaud-Bray, Blaise Renaud, n'a  pas intérêt à être dans une relation conflictuelle avec l'un de ses partenaires s'il veut passer le test du Bureau de la concurrence, qui doit approuver la transaction avec Québecor.

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(Québec) Les négociations entre Renaud-Bray et Diffusion Dimedia se sont accélérées la semaine dernière, quelques jours avant l'annonce de la vente du Groupe Archambault à l'homme d'affaires Blaise Renaud, jeune héritier de la chaîne de librairies. Les deux parties ne seraient plus loin d'une entente.

Plusieurs sources bien implantées dans l'industrie du livre ont indiqué au Soleil qu'une sortie de crise serait sur le point de survenir entre le distributeur de livres Diffusion Dimedia et le Groupe Renaud-Bray, après plus d'un an de conflit et des démarches devant les tribunaux. Les avocats des deux parties sont retournés devant un médiateur la semaine dernière avec l'intention d'en finir rapidement, nous a-t-on expliqué. 

«Les négociations entre Renaud-Bray et Dimedia sont dans la phase de médiation. Cette annonce-là [la vente d'Archambault], aurait amené Blaise Renaud à changer de ton à la table», ont fait savoir nos sources, bien au fait du dossier. 

Les deux parties sont à couteaux tirés depuis avril 2014. Diffusion Dimedia accuse Renaud-Bray, son plus important client et plus gros libraire du Québec, de vouloir redéfinir unilatéralement certaines règles commerciales, notamment sur les paiements de compte, sans se préoccuper de la fragilité financière de l'industrie. 

En guise de représailles, Dimedia ne fournit plus de nouveautés provenant de ses dizaines d'éditeurs québécois ou européens. Ce sont plus de 3600 titres depuis le début du conflit, dont des best-sellers et récipiendaires de prix littéraires, qui ne se sont pas rendus sur les tablettes de Renaud-Bray. La chaîne a toutefois contourné le distributeur pour obtenir malgré tout certains titres, envenimant le litige. 

Si l'impasse est dénouée, il est permis de croire que les livres de Dimedia regagneront leur place chez Renaud-Bray.

Une autre source souligne que Blaise Renaud n'a tout simplement pas intérêt à être dans une relation conflictuelle avec l'un de ses partenaires - et surtout pas devant les tribunaux - s'il veut passer le test du Bureau de la concurrence, qui doit approuver la transaction avec Québecor avant que ne lui soient cédés les actifs du Groupe Archambault. Pas plus qu'il n'aurait intérêt à se mettre «tout le monde à dos». 

De toute façon, analyse cette source, personne n'est gagnant dans la situation actuelle. Avec 25 % des parts de marché appartenant à Renaud-Bray avant la transaction, Dimedia prive ses éditeurs et leurs auteurs d'une plateforme importante. En achetant les 14 magasins du Groupe Archambault, le poids de M. Renaud passe à près de 35 %, un canal encore plus incontournable. «Dimedia avait déjà beaucoup de pression.» 

D'un autre côté, ces éditeurs sont solidaires du distributeur puisque tout comme lui, ils ne veulent pas voir le plus gros joueur faire cavalier seul et dicter les règles du jeu, tel que le souhaite ouvertement Blaise Renaud. 

Dimedia et Renaud-Bray n'ont pas voulu commenter les informations recueillies par Le Soleil.

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