L'industrie canadienne du camping, une affaire de 4,7 milliards $

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Selon la présidente du Conseil canadien du camping et du véhicule récréatif, Maryse Catellier, l'industrie se porte bien. Évidemment, ça pourrait être mieux; ça pourrait être pire, aussi. Elle ajoute que l'humeur de dame Nature pesait souvent lourd dans la balance.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Plus de 5,7 millions de Canadiens, soit 22 % de la population adulte, ont fait du camping en 2014. L'industrie du camping et du véhicule récréatif a rapporté, l'an dernier, 4,7 milliards $ à l'économie canadienne et elle a constitué une source importante de revenus de taxation pour les gouvernements, qui ont empoché plus d'un milliard de billets verts.

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10 critères les plus importants dans le choix d'un camping 

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Services recherchés sur un emplacement par les campeurs canadiens

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Tels sont les principaux constats révélés par une étude d'impact économique réalisée par les firmes SOM et WSP pour le compte du Conseil canadien du camping et du véhicule récréatif (CCCVR) pour déterminer l'impact de l'industrie du camping et du véhicule récréatif sur l'économie canadienne.

La moitié de la contribution de l'industrie du camping à l'économie provient des dépenses de voyage faites par les campeurs. Pour leur part, les fabricants et les détaillants de véhicules récréatifs ont respectivement rapporté 977 millions $ et 264 millions $ à l'économie canadienne.

À la grandeur du pays, on comptait 4231 terrains de camping offrant plus de 423 000 emplacements. Parmi tous les terrains de camping, 3250 sont détenus par l'entreprise privée, 1016 sont gérés par des organismes gouvernementaux.

D'un océan à l'autre, l'industrie du camping a créé l'équivalent de 60 000 emplois à temps plein. Elle a versé environ 2,9 milliards $ en traitements et salaires à ses travailleurs.

Enfin, l'étude d'impact économique signale que le camping constitue une activité en croissance au Canada. «Selon les propriétaires de terrains de camping, leur clientèle a augmenté au cours des cinq dernières années.»

Présidente du CCCVR, Maryse Catellier le confirme : l'industrie du camping et du véhicule récréatif se porte bien. Évidemment, ça pourrait être mieux; ça pourrait être pire, aussi, fait-elle remarquer au Soleil, en signalant que l'humeur de dame Nature pesait souvent lourd dans la balance.

«Le taux d'occupation moyen dans les terrains de camping est de 66 %. Nous travaillons fort pour le faire grimper un peu plus haut.»

C'est pourquoi le CCCVR tient, du 19 au 24 mai, la semaine canadienne du camping. Une première. Plus de 435 terrains de camping participent à cette activité visant à faire découvrir les joies de la vie au grand air. Pour l'occasion, ils proposent des forfaits de deux nuits de camping à prix réduit du 22 au 24 mai. Pour plus d'informations : www.semaineducamping.ca.

«Nous aimerions implanter un programme similaire à celui de Parcs Canada, qui propose aux nouveaux Canadiens, entre autres, d'apprendre à camper», indique la présidente de ce nouveau regroupement, créé en mai 2013 pour représenter les intérêts des trois principaux acteurs de l'industrie du camping, soit l'Association canadienne des véhicules récréatifs, l'Association des commerçants de véhicules récréatifs ainsi que les associations provinciales d'exploitants de plus de 1500 terrains de camping d'un bout à l'autre du pays.

Accès au financement difficile

Il s'ouvre de moins en moins de nouveaux terrains de camping ces dernières années, fait remarquer Maryse Catellier. «Pour y arriver, il faut avoir les reins très, très solides.»

Construire un terrain de camping, c'est comme construire une ville, résume-t-elle. «Il faut installer les réseaux d'égout, d'eau potable et d'électricité. Ça coûte un bras. Les normes à respecter sont de plus en plus lourdes et contraignantes. Il faut du temps pour obtenir les permis des autorités compétentes. Quant à l'obtention de financement de la part des institutions prêteuses, c'est devenu fort complexe. Les banques sont frileuses à l'idée de prêter de l'argent pour l'exécution de travaux d'infrastructures souterraines.»

L'Agence de développement économique pour le Canada propose des mesures d'aide financière aux propriétaires, mais ce soutien n'est pas disponible partout au pays, signale Maryse Catellier.

Comme à la maison

L'étude menée par SOM et WSP aborde différents sujets. On a notamment demandé aux propriétaires de terrains de camping d'identifier les nouveautés les plus demandées par la clientèle. L'Internet sans fil, la piscine et les jeux d'eau, un meilleur réseau électrique et l'amélioration des blocs sanitaires apparaissent en tête de liste.

«Les campeurs tiennent au Wi-Fi. Ils veulent avoir accès à leur tablette pour choisir un restaurant ou pour identifier un endroit à visiter. C'est devenu un geste quotidien. Or, ce n'est pas toujours évident pour les terrains de camping situés en région éloignée ou en milieu rural. Les propriétaires ont bien peu de prise sur l'accessibilité ou non à un réseau de télécommunication dans leur coin de pays.»

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