Danièle Henkel adopte Bulle Bijouterie pour mamans

Pour fonder Bulle Bijouterie pour mamans, Valérie Doran... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Pour fonder Bulle Bijouterie pour mamans, Valérie Doran a quitté son emploi de conseillère en gestion des ressources humaines au gouvernement du Québec. «Un bon emploi avec des conditions extraordinaires et une foule d'avantages sociaux. Comme entrepreneure, j'ai plutôt choisi la semaine de sept jours et de 80 heures!»

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Décidément, les dragons sont bons pour les jeunes entrepreneurs de la région de Québec.

Après avoir craqué pour l'application mobile CycleMap créée par Olivier Carbonneau et David Boudreault de Ratomic Lab, les entrepreneurs à succès qui règnent en roi et maître à l'émission Dans l'oeil du dragon de Radio-Canada ont détecté le potentiel de réussite de la trouvaille de Valérie Doran : des bijoux de qualité pour les mamans soucieuses de la sécurité de leurs enfants qui, enfin, pourront les mâchouiller jusqu'à satiété.

L'un des dragons, Serge Beauchemin, lui offrait ce qu'elle demandait. Une somme de 35 000 $ pour 20 % de la propriété de sa compagnie, Bulle Bijouterie pour mamans.

Pour sa part, la dragonne, Danièle Henkel, s'était montrée plus généreuse en contrepartie d'une participation plus grande dans l'actionnariat de la compagnie fondée il y a 18 mois : 50 000 $ pour 33 % des parts de l'entreprise. «La décision fut difficile à prendre», raconte au Soleil la femme de 33 ans.

Elle a finalement serré la main de Danièle Henkel.

«Elle veut amener l'entreprise là où je veux l'amener, c'est-à-dire partout. D'ici un an, je veux être partout au Canada.»

Les réseaux sociaux ont propulsé Bulle Bijouterie pour mamans.

C'est connu, les jeunes mères de famille sont présentes sur les médias sociaux pour y trouver de l'aide, des conseils et les petits secrets des unes et des autres.

«J'ai commencé à vendre mes bijoux dans Internet au printemps et dès le début de l'été, il y avait plein de boutiques qui les réclamaient. Alors que je n'avais approché, au départ, que deux boutiques, mes bijoux se sont retrouvés dans 20 points de vente pratiquement du jour au lendemain», souligne Valérie Doran en précisant que les ventes augmentaient à la cadence de 20 % par mois.

C'est bien, les ventes en ligne, mais elle juge que ses colliers, les consommatrices doivent les voir, doivent y toucher pour constater la différence.

Aujourd'hui, ses bijoux sont vendus dans 80 points de vente au Québec. Bientôt, ils seront offerts dans les 30 boutiques Clément. C'est notamment par l'entremise des grandes chaînes de pharmacie que se réalisera l'expansion pancanadienne de l'entreprise de Lévis.

Fait au Québec

«Toutes les mamans vous le diront, ce n'est pas une bonne idée de porter des bijoux quand vous avez un bébé dans les bras», explique Valérie Doran. Elle ne compte plus les colliers qui ont pris le chemin de la poubelle en raison de la fascination qu'ils procuraient à ses deux bambins.

Celle qui fabriquait des bijoux alors qu'elle n'avait que 10 ans et qui allait les vendre au marché aux puces a découvert, un jour, le silicone de qualité alimentaire. Elle commence alors à fabriquer ses bijoux avec ce produit non toxique qu'elle importe de Chine. Son instinct lui suggère qu'elle a peut-être découvert quelque chose qui allait plaire aux autres mamans. Son pif était bon.

Elle quitte alors son emploi de conseillère en gestion des ressources humaines au gouvernement du Québec. «Un bon emploi avec des conditions extraordinaires et une foule d'avantages sociaux. Comme entrepreneure, j'ai plutôt choisi la semaine de sept jours et de 80 heures!»

Elle a investi 15 000 $ dans son entreprise et a décroché une subvention de 7500 $ du programme Jeunes entrepreneurs. Tous les profits ont été réinvestis dans la compagnie.

Valérie Doran compte sur une équipe de 18 bijoutières. Une brigade dont les effectifs sont appelés à croître rapidement.  

Oui, la matière première vient de Chine, mais chaque bijou est fait au Québec. Et ça, Valérie Doran y tient mordicus. Danièle Henkel aussi.

«Nous pourrions sans doute sauver des sous en confiant la fabrication à un sous-traitant chinois, mais nous n'aurions pas le contrôle direct sur la qualité de chacun de nos bijoux», fait-elle valoir.

Le coup de pouce de la dragonne permettra à Valérie Doran de soutenir la croissance de Bulle Bijouterie pour mamans, d'explorer de nouveaux marchés et de développer de nouveaux produits, notamment pour les enfants. 

«Les bijoux sont souvent utilisés comme outil sensoriel pour aider un enfant à gérer son anxiété, à cesser de ronger ses ongles, notamment dans le cas des enfants vivant avec des troubles d'hyperactivité avec déficit de l'attention.»

Pour en savoir plus sur Bulle Bijouterie pour mamans : bullebijouterie.com

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