Davie: 200 travailleurs mis à pied en raison de délais du fédéral

Alex Vicefield, pdg d'Inocea, la société propriétaire de Chantier... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Alex Vicefield, pdg d'Inocea, la société propriétaire de Chantier Davie Canada

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(Québec) Vendredi, 200 travailleurs de Chantier Davie Canada seront renvoyés à la maison. D'autres pourraient subir le même sort au cours des prochaines semaines.

Le Soleil a appris que la direction du chantier maritime de Lévis est contrainte de procéder à ces mises à pied en raison du temps que prend le gouvernement du Canada à se brancher concernant le renouvellement de sa flotte de bateaux de ravitaillement à la suite de la mise au rancart prématurée du NCSM Protecteur et du NCSM Preserver, les deux seuls navires de ravitaillement de la Marine royale canadienne.

Il y a quelques mois, Chantier Davie Canada avait soumis une proposition au gouvernement fédéral selon laquelle l'entreprise pourrait répondre aux besoins pressants de la Marine royale canadienne en procédant à la conversion d'un porte-conteneurs en un pétrolier-ravitailleur.

Or, Ottawa tarde à donner sa réponse. Davie, qui fournit un gagne-pain à plus de 1000 travailleurs, ne peut plus attendre. La compagnie doit licencier temporairement des travailleurs faute de boulot à leur offrir.      

«La décision concernant l'attribution du contrat du navire ravitailleur de la Marine royale canadienne est retardée en raison d'évaluations bureaucratiques internes alors que Davie se tient prêt à commencer les travaux dès demain», a indiqué Alex Vicefield, pdg d'Inocea, la société propriétaire de Chantier Davie Canada. «Les délais bureaucratiques doivent être réglés pour que Davie puisse résoudre cet enjeu critique de défense et de sécurité et que l'incertitude cesse pour les travailleurs.»

Selon ce que rapportait Radio Canada cet hiver, les militaires sont divisés sur la façon de remplacer rapidement les deux vieux navires qui ont été récemment mis au rancart. Des bateaux mis en service à la fin des années 60. L'un des scénarios sur la table serait la location d'un navire de ravitaillement de la Marine américaine. 

L'autre scénario serait de donner le feu vert à Davie pour qu'il achète un porte-conteneurs, qu'il soit ensuite démantelé au chantier Aecon en Nouvelle-Écosse, puis acheminé à Lévis pour le transformer en pétrolier-ravitailleur. Une opération d'une durée de deux ans.

Le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) n'a pas voulu commenter, mercredi, les mauvaises nouvelles qui s'abattent sur l'entreprise.

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