Québec, championne de l'emploi au Canada

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(Québec) Cinq pour cent. C'est le taux de chômage dans la région de Québec à la lumière des données mensuelles sur l'emploi publiées vendredi par Statistique Canada.

Cinq pour cent, c'est 0,3 point de pourcentage de moins qu'en mars.

Cinq pour cent, finalement, c'est la meilleure performance au Canada. La région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec - qui couvre principalement le territoire des villes de Québec et de Lévis - coiffe ses rivales de Calgary (5,3 %) et d'Edmonton (5,8 %).

En tout, c'est 5000 nouveaux emplois - 4900 pour être précis - qui ont vu le jour dans la RMR de Québec le mois dernier. Avec 437 300 emplois, Québec affiche un taux d'emploi de 65,4 %.

Économiste chez Québec International, Rocio Martire-Mulhall parle d'une «excellente performance» pour la RMR. «Le faible taux de chômage nous rappelle également que le besoin de main-d'oeuvre qualifiée se maintient dans la région.»

Un vent de dynamisme est notable dans tous les secteurs de l'activité économique régionale, a signalé Mme Matire-Mulhall.

«Le secteur manufacturier et celui de la construction laissent voir une modeste amélioration qui est stimulée notamment par la reprise américaine graduelle et la devise favorable. Le secteur de la construction pourrait se montrer plus dynamique d'ici la fin du printemps en raison des grands chantiers privés et publics en cours et à venir.»

Reste à voir si Québec sera en mesure de descendre sous la barre du 5 % de taux de chômage le mois prochain.

Au Québec

Pour un quatrième mois consécutif, l'emploi a progressé dans la Belle Province. Statistique Canada a recensé 11 700 nouveaux emplois.

Le taux de chômage a baissé d'un dixième de point de pourcentage, passant de 7,5 % à 7,4 %.

Économiste principale chez Desjardins, Joëlle Noreau a fait remarquer qu'au Québec, comme en Ontario, «le dynamisme du marché du travail avait favorisé le temps plein en avril».

À la lumière des données diffusées, vendredi matin, sur l'état du marché de l'emploi aux États-Unis - il s'est créé 223 000 nouveaux postes chez nos voisins du sud en avril -, Mme Noreau a mentionné qu'il y avait là des signes encourageants pour le Québec et l'Ontario dont les économies respectives bénéficient grandement de la vigueur du secteur manufacturier américain.

«Il faut se garder de triompher trop rapidement», a-t-elle prévenu. «Les aléas du prix du pétrole et du dollar canadien pourraient jouer des tours. Par ailleurs, il faut garder en tête que le remplacement des départs à la retraite occupe une part grandissante des nouveaux travailleurs. Il limite ainsi l'ajout de postes additionnels qui viendraient gonfler de façon appréciable les chiffres sur le niveau d'emploi.»

Au Canada

Au Canada, tout près de 20 000 emplois ont été perdus en avril. Un portrait différent de celui du mois de mars alors que 28 700 nouveaux emplois avaient été répertoriés. Selon Statistique Canada, les pertes ont surtout touché les travailleurs à temps partiel. Du côté du travail à temps complet, il y a une hausse.

Pour un troisième mois consécutif, le taux de chômage s'est maintenu à 6,8 % au pays.

«Décidément, les résultats s'apparentent à un yo-yo depuis cinq mois alors que les gains et les pertes mensuels d'emplois s'alternent d'un mois à l'autre», a commenté Benoit P. Durocher, économiste principal chez Desjardins.

«Pour faire abstraction de cette volatilité, il est donc utile d'analyser les résultats à l'aide d'une moyenne mobile sur six mois. Or, cette dernière est passée de 18 900 en février à seulement 2600 en avril.»

Selon M. Durocher, le portrait général de l'emploi en avril n'est d'ailleurs pas si mauvais qu'on pourrait le croire. Un «rebond» de l'emploi est prévisible pour le mois de mai.

«D'une part, les effets météorologiques semblent encore avoir influencé l'évolution de l'emploi durant le mois, comme en témoignent les difficultés du secteur de la construction. D'autre part, les pertes d'emplois sont concentrées dans un nombre assez restreint de secteurs d'activité.»

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