Les contraintes économiques glissent sur le dos de la région de Québec

Une étude dressant le portrait du comportement des... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Une étude dressant le portrait du comportement des grands indicateurs économiques au cours de la dernière année dans la région métropolitaine de recensement de Québec conclut que l'économie de la région a fait mieux qu'en 2013, malgré les secousses à l'échelle provinciale.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) En 2014, la région de Québec n'a pas été à l'abri des vents qui ont secoué l'économie québécoise et canadienne. Toutefois, la vigueur de son économie lui a permis de conserver le cap. Et de faire mieux qu'en 2013.

Tel est le constat fait par l'agence de développement économique Québec International, qui a publié, jeudi, une étude dressant le portrait du comportement des grands indicateurs économiques au cours de la dernière année dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, qui couvre principalement le territoire des villes de Québec et de Lévis.

«Le dynamisme économique dont a fait preuve la RMR de Québec en 2014 a permis de diminuer les effets de certaines contraintes», rend compte l'étude Bilan et perspectives 2014-2015 (goo.gl/XAVAib). 

«Le contexte de rigueur budgétaire qui touche les différents paliers de gouvernement, l'accroissement continu de la concurrence étrangère et le ralentissement du marché résidentiel ont notamment retenu l'attention. De plus, malgré une population croissante, le vieillissement s'est accentué, un irritant pour la région qui cherche à accroître son bassin de main-d'oeuvre pour pallier aux [sic] départs à la retraite et soutenir la croissance de son économie.»

Québec International fait remarquer qu'avec un taux de chômage de 5,3 % en 2014, la RMR de Québec fait un tas de jaloux d'un océan à l'autre. Seules les régions de Calgary (5 %) et d'Edmonton (5,1 %) lui dament le pion.

«Bien qu'enviable, ce taux de chômage, combiné à une croissance modérée de la population active, rend la tâche plus difficile aux entreprises désireuses de prendre de l'expansion», commente Québec International. «Le phénomène de rareté de travailleurs est donc bien réel et il s'observe de manière accrue chez les 25-54 ans, alors que ce taux de chômage pour ce groupe d'âge était de 4,3 % l'an dernier.»

6,8 G$ d'investissements d'ici 2020

Qu'est-ce qui a donc permis à la RMR de passer à travers ces «certaines contraintes» sans trop perdre de plumes? Et même d'être plus forte qu'elle l'était le 1er janvier 2014?

Le dynamisme du secteur non résidentiel n'est pas passé inaperçu. 

Pas moins de 1,1 milliard $ ont été investis dans ce secteur en 2014, dont 846 millions $ dans le milieu commercial. Il ne manquait qu'un petit 40 millions $ pour fracasser le record établi en 2013. 

Et le secteur non résidentiel n'est pas prêt à prendre une pause. Les économistes de Québec International ont répertorié des investissements de 6,8 milliards $ dans 130 projets qui sont en cours ou qui le seront bientôt, entre 2015 et 2020.

La hausse du revenu des ménages et l'accroissement démographique sont deux autres facteurs à considérer pour expliquer le «mystère» Québec.

Alors que le salaire moyen d'un travailleur au Québec (40 878 $) augmentait de 2,1 % en 2014, celui d'un travailleur habitant la RMR de Québec (42 442 $) bondissait de 2,5 %. «L'accroissement et la diversité des emplois, notamment spécialisés, ont principalement exercé une pression à la hausse sur les salaires. Pour 2015 et les années subséquentes, la majoration salariale devrait se maintenir au-delà des 2 % en raison des perspectives de croissance positive et des besoins soutenus de main-d'oeuvre», note l'étude.

Au plan démographique, la population de la RMR de Québec (11,4 %) a augmenté plus rapidement que celle de la Belle Province (9 %) entre 2004 et 2014.

En 2014, la région de Québec n'a pas été à l'abri des... (Infographie Le Soleil) - image 2.0

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Infographie Le Soleil

Bilan économique 2014

1,7 % Croissance du produit intérieur brut (PIB)

5200 Emplois créés

5,3 % Taux de chômage

4 % Croissance des ventes au détail

5,2 % Baisse du nombre de faillites

1,1 G $ Investissements dans le secteur non résidentiel

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