Expansion du Groupe Germain: pas de projet pour Québec

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«Nous nous battons contre des grands. Les Starwood [qui possèdent les enseignes Westin, Sheraton et Four Points], les Marriott et les Hilton de ce monde», dit Jean-Yves Germain, coprésident de Groupe Germain Hôtels.

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(Québec) S'il garde un oeil intéressé sur Québec, le Groupe Germain n'a pas de projet pour l'ouverture d'un deuxième hôtel Alt dans la capitale.

Du moins, pas pour l'instant, affirme Jean-Yves Germain, le coprésident de Groupe Germain Hôtels, en rappelant que Québec est le «port d'attache» de l'entreprise qu'il dirige avec sa soeur Christiane et qui possède 11 établissements au Canada : cinq hôtels Le Germain et six hôtels Alt. «Nous conservons une sensibilité particulière pour Québec.»

Selon M. Germain, le marché hôtelier se porte bien dans la Capitale-Nationale et les efforts déployés par le Centre des congrès et le Port de Québec pour attirer des visiteurs portent fruit, «mais on ne peut pas parler d'un marché qui est en feu».

En 2014, le taux d'occupation hôtelier dans la région affichait 61,7 %, selon l'Office du tourisme de Québec. Or, le Groupe Germain cherche à établir ses pénates dans les villes montrant un taux d'occupation de 70 % et plus.

Quant au secteur du nouvel amphithéâtre, il n'est pas suffisamment «mûr» pour l'érection d'un hôtel. «Un jour, peut-être, il y aura un hôtel à cet endroit. Pour le moment, c'est trop tôt. Il faut densifier le secteur. Il faut y amener de l'activité», note Jean-Yves Germain, qui était membre du groupe de travail sur l'avenir d'ExpoCité mis sur pied par la Ville de Québec.

Faire sa place rapidement

Devant les membres du Cercle finance plus tôt cette semaine, Jean-Yves Germain a expliqué que l'entreprise était engagée dans une course contre la montre pour déployer son réseau d'hôtels Alt d'un océan à l'autre. La réalisation, à la fin de 2014, d'une ronde de financement de

80 millions $ lui a donné des ailes pour augmenter la cadence.

«Notre défi, c'est d'accélérer le tempo. Nous avons présentement un hôtel en construction à Ottawa. L'érection d'un autre débutera sous peu à Calgary. Nous voulons en démarrer la construction de trois ou quatre autres en 2015 pour solidifier notre présence au Canada», a déclaré M. Germain en indiquant que les visiteurs pouvaient séjourner dans des hôtels Alt à Québec, à Brossard, à Montréal, à Toronto, à Halifax et à Winnipeg, le petit dernier qui a ouvert ses portes la semaine dernière. 

Dans ce projet, le Groupe Germain est associé avec la famille Chipman, qui est propriétaire des Jets de Winnipeg. L'hôtel Alt est d'ailleurs situé juste en face du MTS Centre, le domicile de l'équipe de la Ligue nationale de hockey. «Nous cherchons toujours, dans la mesure du possible, de nous associer avec des partenaires locaux.»  À Ottawa, le Groupe Germain fait équipe avec la Ville d'Ottawa pour la construction d'un hôtel Le Germain dans un nouveau carrefour artistique.

Une façon de partager les coûts de plus en plus élevés pour l'acquisition des terrains les plus convoités, notamment dans les villes comme Vancouver et Toronto. 

«Nous nous battons contre des grands. Les Starwood [, qui possèdent les enseignes Westin, Sheraton et Four Points], les Marriott et les Hilton de ce monde. Plus vite nous ferons notre place au Canada, mieux ça sera pour notre mise en marché et pour nos ventes», a fait valoir Jean-Yves Germain.

Une dizaine de villes sont dans la mire du groupe pour ses nouveaux hôtels : Vancouver, Edmonton, Saskatoon et Regina, entre autres. Et pourquoi pas deux autres établissements à Toronto? 

Du rendement

Lorsque Christiane et Jean-Yves Germain ont voulu amorcer leur aventure canadienne avec les hôtels Alt, les partenaires financiers se faisaient rarissimes. «Disons que le secteur hôtelier n'est pas dans le top 10 des banques», a fait remarquer

M. Germain, qui a dû prendre le bâton du pèlerin pour dénicher des partenaires, lesquels sont venus, principalement, du milieu institutionnel, notamment la Caisse de dépôt et placement, La Capitale Groupe financier, L'industrielle-Alliance et le Fonds de solidarité FTQ. Des investisseurs privés québécois et européens ont aussi fait confiance à Christiane et Jean-Yves Germain.

Des investisseurs qui recherchaient tous des rendements plus élevés que ceux offerts sur les marchés traditionnels, a indiqué Michel Lévesque, vice-président Placements et Investissements à La Capital Groupe financier devant le Cercle finance.

«Jusqu'à présent, nous livrons la marchandise. Des rendements supérieurs à 10 %», a précisé

M. Germain en mentionnant que le Groupe Germain évoluait dans une niche - les établissements trois étoiles - offrant plus de stabilité que celle des grands hôtels luxueux qui peinent dès que l'économie se met à tirer de la patte.

Et que réserve l'avenir pour le Groupe Germain? Sera-t-il vendu à des hôteliers européens désireux de s'implanter au Canada? L'entreprise deviendra-t-elle une société publique? Christiane et Jean-Yves Germain achèteront-ils, un jour, les parts de leurs partenaires?

Une histoire à suivre.

Il n'y a pas que des pertes d'emplois à l'Hôtel La Ferme, assure Jean-Yves Germain

Jean-Yves Germain l'assure, la prise en charge des opérations de l'Hôtel La Ferme par le Groupe Germain Hôtels va créer plus d'emplois qu'elle n'en fera disparaître.

Dans la foulée de l'annonce, vendredi dernier, de la conclusion d'une entente entre le Groupe Germain et le Groupe Le Massif, par laquelle la chaîne hôtelière deviendra l'opérateur, à compter du 1er juin, de l'Hôtel La Ferme de Charlevoix, des travailleurs ont appris qu'ils allaient perdre leur gagne-pain. Sept sont à l'emploi du Groupe Le Massif, cinq autres travaillent à l'Hôtel La Ferme.

Des mises à pied faites pour éviter des dédoublements de fonctions. C'est ce qui s'est produit, notamment, dans le cas des activités de communication et de marketing. Certains des travailleurs visés par les licenciements se verront offrir d'autres postes. 

Le coprésident du Groupe Germain Hôtels n'a pas voulu commenter les décisions prises par le Groupe Le Massif. «Il y avait effectivement des mises à pied qui étaient prévues», a-t-il mentionné au Soleil.

«Il faut comprendre que nous sommes des créateurs d'emplois. Nous avons créé beaucoup d'emplois au cours des cinq dernières années et nous avons l'intention d'en créer encore», a tenu à préciser M. Germain.

Dans ses hôtels au Canada, le Groupe Germain recourt à près de 700 employés. 

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