Demande de recours collectif contre Desjardins Sécurité Financière

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Le siège social du Mouvement Desjardins à Lévis

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Les rendements n'étaient pas au rendez-vous

Demande de recours collectif contre Desjardins Sécurité Financière

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Yves Therrien

ytherrien@lesoleil.com

Plusieurs milliers de membres du Mouvement Desjardins et plusieurs petits investisseurs pourraient être touchés par un recours collectif contre Desjardins Sécurité Financière à propos de la gestion des produits de placement Indice Plus Stratégique (IPS) et Indice Plus Tactique (IPT).

Une audience en autorisation de recours collectif s'est ouverte hier matin devant le juge Bernard Godbout qui entendra la cause au cours des prochains jours avant de déterminer si le recours est recevable ou non.

Si le recours collectif était autorisé, les réclamations pourraient dépasser le milliard de dollars en rendement perdu. Mais en plus, la Financière pourrait devoir payer quelque 1100 $ par clients, somme demandée en dommages moraux et punitifs.

Parmi les allégations des requérants, les avocats notent les fautes d'information et les fautes de gestion. Desjardins aurait présenté les placements IPS et IPT comme étant des placements sûrs où les clients ne perdraient pas d'argent comme à la Bourse, mais auraient du rendement malgré les fluctuations du marché puisqu'ils étaient protégés des perturbations.

En 2008, lors de la crise boursière et financière, Desjardins aurait décidé de retirer l'argent de ces deux types de placement de la perturbation boursière pour garantir uniquement les montants en capital placés par ses clients, mais sans aucun rendement. De plus, plusieurs clients ayant des ententes variant de trois à huit ans ne pouvaient retirer leur argent avant l'échéance du terme sans devoir payer une pénalité équivalente à 10 % du capital investi. Certains devraient encore attendre à 2016 pour reprendre leur argent pour l'investir dans d'autres fonds.

Selon la poursuite des requérants, Desjardins aurait dû dès le départ informer ses clients des risques potentiels de ce type de produits de placement qui sont forts différents des placements garantis.

Dans les documents déposés à la cour hier, les avocats demandant l'autorisation du recours collectif faisaient valoir que les documents promotionnels insistaient sur les rendements sans aborder les risques. De plus, comme Desjardins était une institution financière connue, les clients pouvaient devenir moins vigilants comme ils l'auraient été face à des gestionnaires moins connus.

Pour eux, Desjardins avait une obligation de loyauté, ce qu'elle n'aurait pas fait dans le cas des placements IPS et IPT que l'on aurait présentés comme étant aussi sécuritaires que des obligations avec des rendements plus élevés sans les tracas des fluctuations des marchés boursiers.

«C'est comme lorsque le médecin vous donne un cachet, illustrait Me Serge Létourneau. Vous le prenez sans poser de question parce que vous lui faites confiance.» Les clients auraient agi de la même manière avec leur conseiller financier chez Desjardins, estimait-on

Dans les prochains jours, les avocats de Desjardins répliqueront aux arguments présentés par les requérants en faisant valoir que le recours collectif était inutile. Aucun avocat représentant Desjardins ne voulait faire de commentaires sur la cause.

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