Aluminerie Alouette: le ton se durcit avec l'État québécois

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Aluminerie Alouette veut conclure une entente avec le gouvernement québécois sur ses tarifs d'électricité.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Aluminerie Alouette durcit le ton dans sa négociation avec l'État québécois pour l'octroi d'un tarif d'électricité compétitif. La haute direction somme le gouvernement de rétablir rapidement le «déséquilibre» provoqué dans l'industrie par les ententes qu'il a conclues avec ses concurrents.

Alouette rafle la palme de l'aluminerie qui paye le plus cher son électricité au Québec. Le coût d'énergie par tonne produite atteint 463 $ à Sept-Îles, alors qu'il en coûte 352 $ à Deschambault. C'est que le géant Alcoa s'est entendu, il y a un peu plus d'un an, avec le gouvernement Marois pour l'achat d'électricité. 

«On parle d'une différence de 110 $ la tonne [avec le coût moyen d'Alcoa]», exprime le président et chef de la direction, Claude Boulanger. «Il manque d'équité à travers le Québec [...] Ces ententes font naître une injustice réelle», a-t-il ajouté devant 140 membres de la Chambre de commerce de Sept-Îles.  

Si elle n'en vient pas à son tour à un accord avec Québec, l'aluminerie dit craindre pour la pérennité de ses installations de la Pointe-Noire. «

Si ça reste comme ça, on va moins investir dans le maintien de notre usine pour qu'elle vieillisse bien», prévient M. Boulanger. «Réduire ces montants-là, ça affecte la communauté, la durée de vie à long terme et tout le développement technologique», poursuit-il. 

D'autant plus qu'Alouette, tout comme les autres alumineries, tente tant bien que mal de demeurer compétitive sur l'échiquier mondial, où la compétition est «féroce». Partout à travers le monde, le coût d'énergie est plus bas que le tarif L offert à la grande industrie au Québec, selon l'entreprise. 

Phase 3

Le temps presse aussi si l'aluminerie veut profiter d'une fenêtre d'opportunité pour lancer les études de préfaisabilité de sa troisième phase d'expansion, un projet porteur de 2 milliards $. Alouette bénéficie d'un bloc d'énergie de 500 mégawatts, garanti par Québec en octobre 2011, pour le déploiement du projet qui pourrait s'inscrire dans le Plan Nord. 

«On parle souvent de la phase 3, mais il ne faut pas oublier nos phases 1 et 2», affirme le grand patron. «L'impact d'un nouveau tarif sera extrêmement important pour ces deux premières phases.» Dès 2017, les contrats d'énergie pour chacune des phases seront soumis au tarif L, d'où l'importance pour l'entreprise de renégocier un prix beaucoup plus compétitif. 

L'aluminerie veut intensifier les négociations «qui se déroulent de façon constructive» pour en venir à «un dénouement heureux» d'ici l'été. L'entreprise a d'ailleurs fait appel en mars, aux services de David McAusland, une grande pointure de l'industrie, à titre de consultant. «On est allés chercher de l'aide, une valeur ajoutée dont nous avions besoin», explique Claude Boulanger.   

Le milieu économique et des élus de la région ont déjà fait parvenir des lettres d'appuis aux démarches d'Alouette au ministre de l'Énergie, Pierre Arcand. Aluminerie Alouette, le plus important employeur de Sept-Îles, produit quelque 600 000 tonnes de métal gris par année.

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