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Le seul guichet de bitcoins de Québec fermé

Le guichet, installé il y a un an,... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le guichet, installé il y a un an, a déjà été retiré, ainsi que les autocollants de bitcoin installés dans la porte.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le seul guichet de monnaie électronique bitcoin installé à Québec a fermé boutique, a constaté Le Soleil.

Depuis un peu plus d'une semaine, les utilisateurs de cette monnaie virtuelle ne peuvent plus acheter et vendre des bitcoins et des litecoins au guichet automatique situé au 1720, rue de la Canardière, dans Limoilou. Le guichet a déjà été retiré, ainsi que les autocollants de bitcoin installé dans la porte.

Joint par Le Soleil, le propriétaire du guichet a confié que sa machine prenait la direction de Mont­réal, qui compte déjà 18 guichets automatiques bitcoin selon le site coinatmradar.com

L'aventure du guichet bitcoin à Québec aura donc été de très courte durée, environ un an. «Le guichet était rentable, mais pas comme je le pensais», a souligné Kevin Fortier, propriétaire de l'entreprise BIT2BLOC, qui s'occupait de la gestion de la machine. «Il y avait des clients chaque jour. Il y avait de la demande, c'est simplement que le profit que je voulais faire n'était pas au rendez-vous. Je n'ai jamais pris le temps de faire de la publicité pour ce produit. Je n'ai pas eu le temps, j'avais aussi d'autres projets», ajoute-t-il.

Le fait que l'Autorité des marchés financiers (AMF) exige maintenant un permis aux personnes qui exploitent ces guichets a aussi pesé dans la balance dans la décision de l'homme d'affaires. «Ce que je faisais comme profit par mois, environ 4 %, me permettait de payer mes factures. Je n'aurais pas voulu débourser plus d'argent pour payer les permis. De plus, j'ai eu un bon prix pour la machine.» Un guichet bitcoin coûte entre 11 000 $ et 15 000 $, ajoute-t-il.   

Prudence

L'AMF invite toujours la population à la prudence par rapport à cette technologie. Dans un communiqué paru au mois de février, elle avait souligné que «l'encadrement des entreprises ne signifie toutefois pas que l'Autorité réglemente les monnaies virtuelles. Le fait qu'une entreprise ait obtenu un permis d'exploitation délivré par l'Autorité ne protège nullement les consommateurs des risques associés aux monnaies virtuelles, notamment des risques de volatilité et de liquidité».

«Les transactions impliquant la monnaie virtuelle ne sont pas couvertes par le Fonds d'indemnisation des services financiers ni par le Fonds d'assurance-dépôts. Les Québécois devraient donc faire preuve de prudence, puisqu'ils peuvent s'exposer à des pertes potentielles non couvertes par les régimes d'indemnisation et d'assurance-dépôts en vigueur lorsqu'ils transigent avec de la monnaie virtuelle», peut-on lire dans le communiqué.

En toute sécurité

Malgré les controverses qui ont entouré cette monnaie virtuelle, M. Fortier assure n'avoir jamais eu de problème avec son guichet en un an d'exploitation. «C'est un système très fiable, je n'ai jamais eu de problème.»

Créée en 2009 pour contrer la dépendance aux banques, la devise qui est entièrement régulée par la demande valait alors 5 ¢ l'unité. Après avoir culminé à plus de 1000 $ en 2013, la monnaie se négociait à un peu plus de 254 $ l'unité hier, sur la plateforme Bitstamp.

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