Passage sous le fleuve: Énergie Est veut encastrer son pipeline dans le béton

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Le pipeline Énergie Est

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Même sans un port pétrolier à Cacouna, Énergie Est planifie toujours de faire traverser son pipeline sous le Saint-Laurent, à la hauteur de Saint-Augustin, en l'encastrant dans le béton.

Les dirigeants de TransCanada se sont rabattus sur cette technique après avoir écarté celle dite du «forage directionnel horizontal», un FDH, dans le jargon des ingénieurs. Un rapport rendu public par Le Soleil considérait le recours au FDH comme une aventure à «haut risque».

Le promoteur du controversé pipeline privilégie maintenant de placer dans une gaine qui protégera et maintiendra l'oléoduc à une trentaine de mètres sous le lit du fleuve. L'analyse rédigée par la firme Hatch Mott MacDonald conclut qu'avec cette technique, «la construction d'un tunnel le long de l'alignement proposé est considérée comme faisable».

La «plongée» de la conduite sous le Saint-Laurent débutera plusieurs centaines de mètres avant les battures de Saint-Augustin. Elle ressortira à la même distance du Saint-Laurent sur l'autre rive. La traverse sera longue d'un peu plus de quatre kilomètres.

«Sécuritaire»

TransCanada juge «sécuritaire» le moyen qu'elle veut déployer. Aucune inspection du pipeline ne sera possible, mais la firme albertaine soutient qu'aucune fuite ne peut se produire de cette façon.

Par contre, des installations particulières sont à installer. «Comme le tunnel restera dans un état ouvert et est situé à environ 100 mètres sous le niveau d'eau du fleuve Saint-Laurent et de l'aquifère, des venues d'eaux dans le tunnel seront à prévoir et devront être contrôlées par une série de pompes.

«Il existe des informations géotechniques adéquates pour confirmer la faisabilité d'un tunnel à l'endroit proposé pour la traversée à cette étape du projet», poursuivent les auteurs du document. «La qualité du roc est considérée comme bonne sur la majorité du tracé proposé, ce qui est convenable pour une méthode d'excavation au tunnelier.»

Aucune indication n'est donnée sur les nombreux cours d'eau que devra franchir l'oléoduc sur son trajet de 700 kilomètres au Québec. Une expertise de spécialistes de la firme Entec avait qualifié «d'infaisable» de recourir au «forage directionnel horizontal» pour passer sous les rivières Etchemin et Outaouais.

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