Chercher un emploi à 44 ans

Yves Turcotte discute avec la conseillère en recrutement... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Yves Turcotte discute avec la conseillère en recrutement de la firme Facilité Informatique, Valérie Richard.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Pendant 25 ans, Yves Turcotte n'a jamais manqué de travail. En plus d'avoir travaillé à Revenu Québec, puis chez Systématix et CGI, l'homme de 44 ans a fondé des petites entreprises, notamment dans l'aménagement paysager. Depuis le 1er décembre, ce spécialiste de l'informatique - il a été analyste, chargé de projet et gestionnaire - est sans emploi.

L'industrie des technologies de l'information tourne au ralenti dans la région de Québec en raison de la décision du gouvernement du Québec de mettre le pied sur la pédale de frein concernant l'attribution de nouveaux contrats de développement de projets informatiques. Les firmes embauchent moins d'architectes pour concevoir de nouveaux projets, mais plus de professionnels pour assurer la maintenance, l'entretien et la mise à niveau des outils logiciels, explique Johanne Champagne, rédactrice de soumissions au Groupe LGS, une firme de consultants qui décrochent beaucoup de contrats des ministères et des organismes gouvernementaux.

Une réalité qui a coûté l'emploi de plusieurs travailleurs du monde des TI à Québec. Dont celui d'Yves Turcotte chez CGI.

«Ce n'est pas une situation facile», raconte le père de famille au Soleil. «Même si, du côté financier, je suis à l'aise pour tenir le coup pendant quelques mois, c'est quand même stressant.»

Depuis qu'il a perdu son gagne-pain, Yves Turcotte a rencontré plusieurs employeurs potentiels. Il est très actif sur les réseaux sociaux professionnels, notamment sur LinkedIn, où il annonce qu'il est à la recherche de nouveaux défis et qu'il est disponible immédiatement pour un nouvel emploi.

«Ce qui joue contre moi, c'est mon bagage de 25 années d'expérience, explique-t-il. C'est trop pour les firmes qui recherchent plutôt des gens qui possèdent entre 10 et 15 années d'expérience.»

Il n'est cependant pas prêt à baisser ses exigences. «Il ne faut pas faire les choses à rabais. Il faut savoir ce que l'on vaut. Moi, je sais ce que je vaux.»

Par contre, il est prêt à mettre le cap sur Montréal. «Je ne m'impose aucune barrière. J'ai le goût d'un changement à 180 degrés. J'aime être déstabilisé et apprendre de nouvelles choses.»

«Rouillé»

Yves Turcotte ne cache pas qu'il était «rouillé» le jour où il a mis la machine en marche pour retourner sur le marché du travail.

Il n'a pas hésité à aller cogner à la porte de l'organisme Libre Emploi pour obtenir de l'aide pour remettre de l'ordre dans son CV, pour utiliser efficacement LinkedIn et pour se préparer à la Foire de l'emploi.

C'est à ce supermarché de l'emploi que Le Soleil a croisé, vendredi, Yves Turcotte.

Non seulement il multipliait les rencontres avec les employeurs présents, mais il agissait également à titre de bénévole aidant les chercheurs d'emploi, comme lui, à photocopier leur CV.

Il avait déterminé une dizaine d'entreprises pour lesquelles il aimerait bien travailler. Il allait aussi tendre la perche à d'autres employeurs qui pourraient avoir des employés cachés correspondant à son profil. Il projetait aussi d'aller serrer la pince des recruteurs des Forces armées canadiennes. «Il paraît que l'armée prend des gars de mon âge! Allons voir.»

Au moment de prendre congé du journaliste et d'aller poursuivre sa tournée des employeurs, Yves Turcotte affichait une belle confiance.

«Tous les espoirs sont permis.»

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