L'emploi dans la région de la Capitale-Nationale: comme dans Le jour de la marmotte...

Plus de 10 000 personnes sont attendues à... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Plus de 10 000 personnes sont attendues à la Foire de l'emploi qui prend fin aujourd'hui à 17h.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Et alors, Monsieur Gingras, comment se porte le marché de l'emploi à Québec?

«Bien», répond le directeur régional d'Emploi-Québec pour la Capitale-Nationale, Michel Gingras.

«Une fois que nous avons additionné tous les emplois créés et que nous avons soustrait tous ceux qui se sont envolés, nous constatons qu'il s'est ajouté 1900 emplois en 2014 dans notre région qui couvre les villes de Québec, de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures, ainsi que les MRC de Charlevoix, de Charlevoix-Est, de L'Île-d'Orléans, de La Côte-de-Beaupré, de La Jacques-Cartier et de Portneuf.»

D'une fois à l'autre, le haut fonctionnaire a un peu l'impression de se répéter. Comme dans le film Le jour de la marmotte.

«Ça fait plus de 10 ans que le nombre d'emplois augmente d'une façon importante dans la région. C'est assez remarquable.»

Alors que le taux de chômage a affiché 7,7 % au Québec en 2014, il montrait 5,5 % dans la région de la Capitale-Nationale. Seule la région de la Chaudière-Appalaches (5,3 %) lui damait le pion dans la Belle Province à ce chapitre. «Et si tous les astres s'alignent au même moment, le taux de chômage pourrait descendre sous la barre du 5 %», avance Michel Gingras.

Postes vacants dans le commerce de détail

Bien sûr, à l'occasion, il peut y avoir des soubresauts.

Comme Target qui met la clé sous la porte de ses commerces. Ou encore les fermetures successives de boutiques dans le grouillant univers du commerce de détail. C'est évidemment un drame pour les salariés qui perdent leur gagne-pain. Ils peuvent cependant pouvoir espérer retomber sur leurs pattes rapidement, car les offres d'emploi ne manquent pas dans ce secteur.

«Sur le site en ligne de Placement Québec, nous répertorions 240 postes vacants de plus entre les mois de janvier et de février 2015 qu'à la même époque en 2014. Autrement dit, la demande pour la main-d'oeuvre dans le commerce de détail est encore à la hausse malgré les retentissantes fermetures survenues ces derniers mois», rend compte Michel Gingras.

Et il n'y a pas que dans le commerce de détail que les employeurs s'arrachent les chercheurs d'emploi et les jeunes diplômés. Les entreprises technologiques et les compagnies d'assurances recrutent aussi massivement.

«C'est plus facile de dresser la liste des emplois pour lesquels il n'y a pas beaucoup de demandes que celle pour lesquels les perspectives sont favorables», explique le patron de la direction régionale d'Emploi-Québec.

Ses fonctionnaires ont évalué les perspectives d'emploi de plus de 350 métiers et professions et dans près de la moitié des cas, la demande est favorable et demeurera constante au cours des cinq prochaines années. «C'est du jamais-vu!»

Si, jadis, ça pouvait prendre jusqu'à un an à une personne mise à pied pour se retrouver un boulot, le délai est, en général, de trois mois aujourd'hui, fait remarquer Sonia Claveau, la directrice générale de Libre Emploi, un organisme qui offre des services personnalisés d'aide à la recherche d'emploi.

Du travail pour tous

Selon les prévisions du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, 71 200 emplois seront à pourvoir dans la région de la Capitale-Nationale d'ici 2017, dont 53 000 pour remplacer les départs à la retraite.

Il s'agit d'un défi de taille, puisque, depuis 2013, le taux de remplacement des travailleurs est négatif. En d'autres mots, le nombre de personnes qui sortent du marché du travail est plus élevé que celui de celles qui y accèdent.

«La rareté de main-d'oeuvre, la région de la Capitale-Nationale la vit véritablement», affirme Michel Gingras en rappelant que les taux d'activité sont en progression partout, et ce, peu importe les tranches d'âge.

Chez les 55 ans et plus, il a doublé entre 2013 et 2014, passant de 16 % à 32 %. Et du côté des 15 à 25 ans, le taux d'activité affiche 67 %. «Depuis le temps que nous tenons des statistiques, je n'ai pas vu ça souvent un taux aussi élevé pour les jeunes.»

Pratiquement deux fois plus nombreux dans la région depuis 2011, les immigrants contribuent à élargir le bassin de main-d'oeuvre à Québec. Selon M. Gingras, 72,3 % des immigrants sont actifs sur le marché du travail. Leur taux d'emploi - 65,2 % - est comparable à celui de l'ensemble de la population régionale.

Bon an, mal an, la direction régionale d'Emploi-Québec réussit à replacer sur le marché du travail 3500 personnes qui, pour une raison ou une autre, aboutissent à l'aide sociale.

«Il y a un autre groupe de 3500 personnes, également, pour lequel nous éprouvons de la difficulté à les replacer sur le marché du travail, et ce, pour diverses raisons. Plusieurs vivent des difficultés majeures d'employabilité. Ça peut aller, dans certains cas, à l'analphabétisme complet. Ces personnes, nous les rencontrons régulièrement. Nous réévaluons leur problématique. Nous tentons de trouver des solutions pour chacune d'elles. À l'occasion, il y a de beaux succès. Il y a aussi des cas difficiles», constate M. Gingras.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer