Cotisations et enquêtes à la hausse pour les membres de l'Ordre des ingénieurs

Selon nos informations, une des suggestions porte sur... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Selon nos informations, une des suggestions porte sur l'obligation pour l'Ordre des iingénieurs d'accorder à son syndic les moyens pour traiter rapidement les plaintes. Il serait aussi recommandé d'augmenter substantiellement le nombre d'inspections.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Tout indique que l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) haussera les cotisations de ses membres. Cela servirait à traiter l'explosion de plaintes suscitées notamment par les enquêtes sur la corruption impliquant des firmes d'ingénierie.

Le Dr Yves Lamontagne (photo), ex-président de l'Ordre... (Photo fournie par Pierre Côté) - image 1.0

Agrandir

Le Dr Yves Lamontagne (photo), ex-président de l'Ordre des médecins, et l'avocat Pierre Pilote ont eu le mandat par l'Office des professions de ramener «stabilité et cohérence». 

Photo fournie par Pierre Côté

Des suggestions pointant dans cette direction ont été formulées par deux médiateurs chargés de ramener «stabilité et cohérence» au sein du conseil d'administration et de la haute direction de l'organisme devant protéger le public.

Le Dr Yves Lamontagne, ex-président de l'Ordre des médecins, et l'avocat Pierre Pilote, négociateur en chef du gouvernement lors des négociations en 2009-2010, se sont fait confier le mandat par l'Office des professions. Une crise interne profonde au sein de l'OIQ a forcé l'entrée en scène des deux «accompagnateurs».

Les deux hommes ont commencé leur travail en juillet, indique le contrat de service obtenu par la Loi d'accès à l'information. Leur rapport a été complété en février.

Son contenu demeure confidentiel, pour l'instant. Ni l'OIQ ni l'Office des professions, qui en discuteront vers la fin de la semaine, ni le cabinet de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, responsable de l'Office, n'ont voulu dévoiler le rapport.

Selon nos informations, une des suggestions porte sur l'obligation pour l'Ordre d'accorder à son syndic les moyens pour traiter rapidement les plaintes. Il serait aussi recommandé d'augmenter substantiellement le nombre d'inspections. En parallèle, il serait exigé que l'OIQ ait le financement à hauteur de sa mission de protection du public.

Corruption et collusion

C'est cette question qui a déclenché toute l'affaire. Les enquêtes sur la corruption et la collusion de l'UPAC et de la commission Charbonneau ont mis en cause plusieurs firmes de génie-conseil. Le nombre de plaintes a quintuplé, jusqu'à 856 en 2013-2014.

Toujours d'après nos sources, l'Ordre des ingénieurs se ferait enjoindre de revoir son organisation interne, une organisation durement secouée depuis une tumultueuse assemblée des membres, en mai 2014. Quelque 1800 personnes ont alors désavoué les dirigeants et le relèvement du montant pour appartenir à l'OIQ. Il est d'ailleurs prévu que la détermination du niveau de cotisation soit la prérogative du conseil d'administration.

Depuis le printemps, la petite équipe de permanents de l'Ordre a été frappée par des démissions et des congés de maladie. Les accompagnateurs proposeraient de revoir la rémunération de ces permanents pour s'assurer de conserver l'expertise.

Toujours dans la foulée de la controverse, l'Ordre se ferait enjoindre de mieux communiquer avec la population et ses membres. Autre point mis de l'avant, le code d'éthique de l'OIQ serait bonifié d'un volet sur la déontologie.

Pas une surprise

La hausse suggérée du montant pour appartenir à l'Ordre des ingénieurs du Québec ne devrait pas constituer une surprise.

Déjà, en décembre 2013, dans une lettre obtenue par la Loi d'accès à l'information, le président de l'Office des professions, Jean-Paul Dutrisac, s'est étonné que «la cotisation régulière se soit maintenue à un niveau aussi bas pendant près de 20 ans».

Dans la missive à Denis Lebel, président de l'Ordre à l'époque, M. Dutrisac avance «qu'il n'est pas normal que le montant de la cotisation régulière ne permette pas à l'Ordre d'assumer pleinement les devoirs que lui impose la loi».

En mai 2014, il écrit au nouveau président de l'OIQ, Stéphane Bilodeau, que cette «situation est jugée très préoccupante».

Assemblée mouvementée

Il signale que cela est particulièrement ressenti depuis une assemblée mouvementée qui a réuni 1800 ingénieurs, le 6 mai. Dans les jours suivants, la ministre de la Justice Stéphanie Vallée a d'ailleurs forcé les dirigeants de l'Ordre à s'expliquer devant l'Office des professions.

Le 25 juin, Jean-Paul Dutrisac écrit à l'actuel président de l'Ordre, Robert Sauvé, pour annoncer qu'il accordera des mandats à «des personnes reconnues pour leur compétence et leur expertise» en matière de gouvernance. En septembre, Yves Lamontagne et Pierre Pilote ont officiellement été embauchés à cet effet.

Le vote des membres a fait annuler la cotisation supplémentaire qui avait été fixée à 90 $ pour 2013-2014. Le montant pour adhérer à l'Ordre est de 310 $ par an.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer