Capital de risque en 2014: encore des miettes pour Québec

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Les récentes missions en Californie du maire de Québec, Régis Labeaume (photo), et de leaders économiques régionaux visent notamment à placer Québec et ses jeunes pousses technologiques sous le radar des sociétés de capitaux de risques qui sont à la recherche d'entreprises dynamiques et prometteuses pour investir leur argent et espérer réaliser un bon placement.

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(Québec) Encore une fois, le marché du capital de risque n'a guère été généreux pour la ville de Québec. En 2014, la capitale n'a récolté que des miettes.

Selon le Réseau Capital, les données compilées par la firme Thomson Reuters montrent que la ville de Québec n'a amassé que 7 % des 604 millions $ investis en capital de risque dans la Belle Province l'an dernier, soit 42,2 millions $

«À l'intérieur du Québec, Montréal continue d'occuper une position dominante avec 75 % des investissements en 2014», rend compte le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, qui a également passé au crible les chiffres de Thomson Reuters.

À l'extérieur de Montréal et de Québec, les autres régions du Québec se sont partagé une part 18 % de la tarte des billets verts investis en capital de risque en 2014.

Au Québec, les sept principales transactions de capital de risque divulguées en 2014 ont impliqué des sociétés montréalaises (Énergère, Lightspeed Retail, Enerkem, Blockstream, Clementia Pharmaceuticals, Prometic Life Sciences et Mediabiz International).

Notons que la métropole occupait la troisième place, en 2014, parmi les trois villes canadiennes ayant reçu le plus d'investissements en capital de risque au Canada avec 19 % des sommes investies. Seules Vancouver et Tortonto ont mieux fait avec chacune 21 % du total de 2,37 milliards $ investis au Canada en capital de risque en 2014.

Une habitude

C'est devenu une habitude pour la ville de Québec de récolter des miettes.

En 2013, la capitale n'avait obtenu que 4 % des 588 millions $ dépliés en capital de risque par les fonds québécois, canadiens et étrangers, soit 23,5 millions $. Un pourcentage équivalent à celui de la ville de Sherbrooke.

Depuis la fin des activités de la Société Innovatech Québec et Chaudière-Appalaches, la grande région de Québec mange son pain noir en matière d'attraction de capital de risque pour financer le démarrage ou l'expansion des entreprises.

Les récentes missions en Californie du maire de Québec, Régis Labeaume, et de leaders économiques régionaux visent notamment à placer Québec et ses jeunes pousses technologiques sous le radar des sociétés de capitaux de risques qui sont à la recherche d'entreprises dynamiques et prometteuses pour investir leur argent et espérer réaliser un bon placement.

La création de l'incubateur-accélérateur technologique Le Camp, dans le quartier Saint-Roch, vise aussi à mettre en vedette les jeunes entreprises innovantes et à leur donner un coup de pouce pour qu'elles en arrivent à séduire les financiers québécois, canadiens et surtout étrangers.

Meilleure année depuis 2007 au Québec

En 2014, avec des investissements de 604 millions $, l'industrie du capital de risque a affiché sa meilleure performance depuis 2007. En tout, 151 sociétés ont été financées, selon Réseau Capital, une association qui regroupe tous les intervenants de la chaîne d'investissement oeuvrant au Québec.

Les dollars investis l'ont été principalement dans les technologies de l'information (37 %), les secteurs traditionnels (31 %) et les sciences de la vie (17 %).

Les sommes venaient principalement du Québec et du Canada (80 %) et visaient plus l'étape d'expansion des entreprises (68 %) que celles du début de croissance (25 %) ou du développement avancé (7 %).

Rappelons que les données utilisées par Thomson Reuteurs pour effectuer son bilan ne proviennent que des transactions divulguées par les parties. Il peut donc y avoir d'autres investissements en capital de risque qui n'ont pas compilé tout simplement parce qu'ils sont demeurés strictement confidentiels.

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