Une ruée de promoteurs au Fonds d'emprunt Québec

Aina Rakotoarinivo, le directeur général du Fonds d'emprunt... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Aina Rakotoarinivo, le directeur général du Fonds d'emprunt Québec, une petite organisation de moins de 10 employés et qui gère une enveloppe de 1,5 million $.

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(Québec) Aux séances d'information du vendredi matin au Fonds d'emprunt Québec, c'est pratiquement la cohue depuis que le Centre local de développement (CLD) de Québec a rendu l'âme le 31 décembre dernier.

«Nous avions l'habitude d'accueillir une quinzaine d'entrepreneurs chaque semaine à ces séances, mais depuis que le CLD a cessé d'ouvrir de nouveaux dossiers en novembre dernier, nous en recevons le double», fait remarquer au Soleil le directeur général du Fonds d'emprunt Québec, Aina Rakotoarinivo. «La Ville de Québec, Emploi-Québec, le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Exportation et l'agence de développement économique Ressources Entreprises nous réfèrent tous les projets nécessitant des prêts de moins de 40 000 $.»

Une grosse bouchée pour la petite organisation de moins de 10 employés et qui gère une enveloppe de 1,5 million $. De l'argent provenant principalement du secteur privé, notamment de Desjardins et d'autres entreprises. «Il est important que les entrepreneurs sachent qu'il y a encore des organisations qui sont à leur service en cette période de transition à la suite de la cessation des activités du CLD», note M. Rakotoarinivo.

Ce dernier indique que le Fonds d'emprunt Québec est en pourparlers avec la Ville de Québec pour déterminer la place que l'entreprise d'économie sociale - qui donne accès au crédit à des personnes qui ont des difficultés à en obtenir de la part des réseaux traditionnels de financement - jouera une fois que la municipalité se sera fait une tête sur le nouveau modèle d'organisation qui gérera le développement économique local sur son territoire.

Évidemment, il prêche pour sa paroisse en rappelant que depuis 1997, le Fonds d'emprunt Québec a contribué à l'émergence de 420 entreprises. Des compagnies qui, dans 75 % des cas, étaient toujours en vie après cinq ans d'existence. «C'est le double de la moyenne canadienne», signale-t-il, expliquant cette bonne performance par la structure d'accompagnement qui se met en place dès qu'un prêt est accordé à un entrepreneur.

«Pour le moment, nous attendons la conclusion des échanges avec la Ville de Québec.»

Bien avant le CLD

Aina Rakotoarinivo assure que son organisation et le défunt CLD de Québec ne jouaient pas dans les mêmes plates-bandes même s'il arrivait, à l'occasion, que les organismes mettent chacun leurs dollars pour concrétiser un projet d'entreprise particulièrement prometteur, comme ce fut le cas pour le fabricant de cupcakes Loukoum.

«Nos missions étaient bien différentes», tient-il à préciser. «Le financement de projets ne représentait que 15 % des activités du CLD. Sa force, c'était l'accompagnement d'entrepreneurs. De notre côté, nous prêtons de l'argent. C'est notre ADN. Et nous le faisons principalement auprès de jeunes pousses des secteurs plus traditionnels de notre économie, comme le commerce au détail, par exemple.»

Le Fonds d'emprunt Québec, c'est bien souvent la première porte à laquelle ira cogner l'entrepreneur qui pense détenir une bonne idée. Bien avant le CLD. Bien avant les banques et les caisses populaires.

«Dans un montage financier, une société de crédit communautaire comme la nôtre est celle qui, généralement, prendra le plus de risques. Par exemple, nous finançons le fonds de roulement, ce que refusera de faire une autre institution faute de garanties suffisantes.»

Aina Rakotoarinivo reconnaît, par contre, que l'argent pour le démarrage d'entreprises technologiques est rare. «C'est moins le cas pour celles des secteurs plus traditionnels.»

***

EN CHIFFRES

27 nouveaux prêts autorisés en 2013-2014

531 124 $ en prêts émis (moyenne de 19 671 $ par prêt)

12 entreprises créées pour 21 emplois

15 entreprises maintenues pour 63 emplois

6195 heures d'accompagnement des personnes et des projets

6588 heures de formation

Source :  Rapport annuel 2013-2014, Fonds d'emprunt Québec.

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