L'évaluation du projet de TransCanada se poursuit

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Mêmi si l'incertitude continue de planer autour du projet de port pétrolier à Cacouna, le processus d'évaluation se poursuit.

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(Québec) L'Office national de l'énergie (ONE) ne juge pas nécessaire, à l'heure actuelle, de suspendre son processus d'évaluation de l'oléoduc Énergie Est de TransCanada, même si l'incertitude plane autour du port pétrolier prévu à Cacouna.

Réagissant aux révélations de La Presse, mercredi, suggérant que TransCanada a complètement écarté Cacouna comme site d'accueil d'un port pétrolier en raison de la présence des bélugas, des élus de l'opposition et des groupes environnementaux ont réclamé la suspension des travaux de l'ONE en attendant que la société albertaine prenne une décision finale concernant le controversé terminal.

«Dans le fond, ce que ça nous dit [si Cacouna est largué], c'est que le tracé [du pipeline] n'est pas définitif», a notamment déclaré Sylvain Gaudreault, porte-parole péquiste en matière d'environnement.

Ce dernier craint que «la machine soit partie» du côté de l'agence fédérale, alors que le Québec, ne sachant pas l'emplacement du terminal maritime, ne peut lancer son propre processus d'audience publique, soit le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, dont le rapport servira à faire des représentations auprès de l'ONE par la suite.

«On est en train de se faire passer le pipeline sur le corps, par le gouvernement fédéral, par l'ONE. Alors, la seule chose qui reste à faire, à ce gouvernement, c'est d'appeler l'ONE pour dire : "Le Québec exige le report des audiences"», a tranché M. Gaudreault.

Pas trop tard

L'ONE a reçu la documentation du projet Énergie Est à la fin octobre. Suivant son processus d'évaluation, l'Office reçoit, du 3 février au 3 mars, les demandes de participation aux consultations publiques des citoyens ou organismes touchés par le projet d'oléoduc. Or, malgré l'article de La Presse, TransCanada jure qu'elle n'a pris aucune décision pour Cacouna et maintient qu'elle se donne jusqu'au 31mars pour y penser, soit après la fin des inscriptions aux consultations.

Selon Jean-Denis Charlebois, qui pilote l'évaluation d'Énergie Est à l'ONE, il ne sera pas trop tard pour rouvrir l'appel aux participants afin de tenir compte d'un changement de tracé, d'un nouvel emplacement pour le terminal ou de son abandon. «En bout de ligne, le processus doit comprendre la participation du public. C'est un élément fondamental», a-t-il indiqué au Soleil, se voulant rassurant.  

Selon lui, au mieux et en tenant compte du projet actuel, comprenant le port de Cacouna, le calendrier des consultations serait connu seulement «au milieu de l'année», donc cet été. M. Charlebois ne voit donc pas d'urgence à suspendre les travaux. «On peut aller de l'avant pour le reste» en attendant Cacouna, a-t-il dit.

Appelé à commenter, le cabinet du ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a l'intention d'attendre la décision de TransCanada avant d'exiger quoi que ce soit, confiant que le Québec aura l'occasion de défendre ses intérêts en temps et lieu. Son collègue à l'Environnement, David Heurtel, montre la même patience, admettant ne pas connaître les intentions de TransCanada.

Plans B

Quant aux différents plans B évoqués, à savoir, entre autres, un terminal à Baie-des-Sables, la municipalité située près de Matane n'a eu aucun contact avec TransCanada.

Le maire, Denis Santerre, garde la porte ouverte aux représentants d'Énergie Est s'ils souhaitent déballer leur projet. Mais ultimement, prévient-il, «c'est la population qui décidera» si elle veut d'un terminal.

Quant à la mairesse de Cacouna, Ghislaine Daris, elle ne croira à l'abandon du terminal sur son territoire que lorsque TransCanada en fera l'annonce. «Moi, je ne fais pas de déclaration tant que je n'ai pas été contactée. [...] La date qui a été retenue [pour prendre une décision], c'est le 31 mars.»

Enfin, le maire de la municipalité de Bécancour - autre site potentiel pour l'oléoduc -, Jean-Guy Dubois, a indiqué n'avoir «aucune idée des impacts économiques, sociaux et environnementaux. Mais je souhaite qu'on nous rencontre. Et après avoir perdu 1400 emplois nets en neuf ans, oui, on s'intéresse à quelqu'un qui veut venir investir et créer de l'emploi chez nous».

Avec La Presse Canadienne et Le Nouvelliste

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