La capitale reste championne de l'emploi au Québec

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À 5,6 %, le taux de chômage de Québec demeure le plus bas au Québec et l'un des plus faibles au Canada avec Calgary et Edmonton, qui affichent un taux de 4,8 %.

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(Québec) Le mois de janvier 2015 a marqué la fin d'une période de cinq mois consécutifs de baisses du nombre d'emplois dans la région de Québec. À 5,6 %, son taux de chômage demeure le plus bas au Québec et l'un des plus faibles au Canada avec Calgary et Edmonton, qui affichent un taux de 4,8 %.

De l'avis de l'économiste principal de Québec International, Louis Gagnon, le mois de janvier a été «sans histoire» du côté de l'emploi dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec qui couvre le territoire des villes de Québec et de Lévis. Statisque Canada a dévoilé, vendredi, les résultats de l'Enquête sur la population active.

Si le taux de chômage a gagné deux dixièmes de point de pourcentage - il passe de 5,4 % à 5,6 % - par rapport à décembre, c'est en raison de l'accroissement de la population active. Plus de personnes sans emploi sont activement à la recherche d'un gagne-pain.

«La RMR de Québec amorce l'année avec 425 600 emplois. Il s'agit d'un bilan identique à celui de décembre dernier», résume M. Gagnon.

Canada : poussée du travail autonome

Au Canada, il s'est créé un peu plus de 35 000 emplois en janvier. Une bonne nouvelle qui survient après deux mois consécutifs de baisse.

Cette performance qui dépasse les attentes des analystes permet au taux de chômage de passer de 6,7 % à 6,6 %.

Statistique Canada fait remarquer que la création d'emplois a été particulièrement vigoureuse dans les catégories du travail à temps partiel et du travail autonome.

«Il est rassurant de constater que les effets néfastes de la baisse des prix du pétrole ne se font pas encore sentir significativement sur le marché du travail», constate l'économiste principal du Mouvement Desjardins, Benoît P. Durocher. «L'emploi a certes diminué dans le secteur des ressources naturelles, mais l'Alberta a tout de même bénéficié d'une création nette de 13 700 emplois en janvier.»

Dans son analyse, M. Durocher prend soin de préciser qu'au cours des 12 derniers mois, près d'un emploi sur deux créé au pays a été un travail autonome.

«Historiquement, le travail autonome ne représente qu'un emploi sur cinq environ. Il est cependant probable que des changements démographiques soient en partie responsables de cette modification de tendance. Les travailleurs sont de plus en plus âgés et ceux ayant 55 ans et plus sont plus susceptibles d'effectuer un travail autonome, à temps partiel de surcroît. D'ailleurs, la tranche d'âge qui affiche la croissance de l'emploi la plus élevée en janvier est les 55 ans et plus.»

Québec : le meilleur est à venir

Janvier aura aussi été un bon mois au Québec avec la création de 16 000 emplois. Le taux de chômage est passé de 7,5 % à 7,4 % de décembre à janvier.

Tel que constaté à l'échelle nationale, les gains réalisés au cours du premier mois de 2015 l'ont été dans le boulot à temps partiel.

N'empêche que, depuis deux ans, le marché du travail «piétine» dans la Belle Province, indique l'économiste principale du Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.

«Le vent d'optimisme qui souffle sur les États-Unis tarde encore à se propager au Québec et en Ontario. La concentration de l'activité manufacturière au centre du pays - plus de 70 % de l'emploi dans la fabrication - devrait tôt ou tard porter ses fruits de ce côté-ci de la frontière. Le dollar canadien rendant les exportations canadiennes plus avantageuses, il serait étonnant de ne voir aucun écho de la relance américaine au Canada», signale-t-elle.

États-Unis : marché du travail robuste

Chez nos voisins du sud, il y a eu 257 000 embauches nettes en janvier. Le taux de chômage, quant à lui, a légèrement augmenté, passant de 5,6 % à 5,7 %

«Le marché du travail demeure robuste aux ÉtatsUnis, et il est normal de voir le taux de chômage stagner ou remonter à mesure que davantage de personnes se joignent à la population active dans l'espoir de se trouver un gagne-pain», fait remarquer Francis Généreux, économiste principal au Mouvement Desjardins

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