Dézonage des terres des Soeurs de la Charité: Cominar confiant

Le récent appel aux citoyens fait par l'UPA... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le récent appel aux citoyens fait par l'UPA sur Facebook ne refroidit pas les ardeurs du pdg de Cominar, Michel Dallaire.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Le grand patron de Cominar est convaincu que son projet de développement domiciliaire sur les terres des Soeurs de la Charité pourra aller de l'avant, malgré la contestation de l'UPA. Ces terrains, souligne-t-il, font déjà partie du plan de dézonage de la Communauté métropolitaine de Québec.

Michel Dallaire a annoncé à la mi-décembre qu'il voulait développer un projet résidentiel de 200 hectares sur les terres appartenant aux Soeurs de la Charité de Québec, à Beauport. La «miniville» qu'a en tête le président et chef de la direction de Cominar regrouperait 6500 unités d'habitation et des espaces commerciaux. Elle abriterait pas moins de 20 000 habitants.

La particularité de ce projet est sa visée philanthropique: tous les bénéfices des ventes, soit environ 150 millions $, doivent aller aux Soeurs de la Charité de Québec ainsi qu'à la Fondation Famille Jules-Dallaire, qui oeuvrent dans la communauté.

Malgré tout, le projet a fait grincer des dents. L'Union des producteurs agricoles (UPA) a lancé par le biais de Facebook un appel aux citoyens pour qu'ils défendent les terres cultivables. À ce jour, la page a récolté environ 1400 J'aime. Une pétition qui a recueilli jusqu'à maintenant 1200 signatures circule également. À la Ville de Québec, l'UPA demande de reconnaître la valeur patrimoniale et l'importance de ces espaces verts.

La fronde de l'UPA ne refroidit pas les ardeurs de Michel Dallaire, qui reste convaincu que le dézonage sera accordé par la Commission de protection du territoire agricole.

«Il y a eu des consultations publiques lorsque la Communauté métropolitaine a adopté son plan d'aménagement. Je comprends un peu mal parce que ce sont des terrains qui ont déjà été identifiés dans le schéma comme devant être réintroduits dans le périmètre urbain pour le développement. Ça a déjà été adopté au niveau de la Communauté métropolitaine», a-t-il soumis au Soleil.

«C'est un choix que nous avons fait. [...] Et on a préféré ça aux tomates, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise», ajoute-t-il. Ce projet, insiste-t-il, permet de créer une nouvelle façon de recueillir des fonds pour une bonne cause. «C'est à nous, hommes d'affaires, d'innover et de trouver de nouvelles façons de recueillir des fonds pour l'avenir.»

Par ailleurs, rien n'empêche qu'une partie des terrains soit conservée en espaces verts, au contraire, affirme Michel Dallaire. «Il va y avoir des écoles, des parcs, des centres communautaires. Il faut tout prévoir ça. Il ne faut pas penser qu'on planifie trois rues. On planifie une ville et dans cette ville-là, il y aura tout ça. Oui, il peut y avoir des jardins communautaires.»

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