Les Asiatiques, planche de salut de dépanneurs?

En compagnie d'Yves Servais de l'AMDEQ (à droite)... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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En compagnie d'Yves Servais de l'AMDEQ (à droite) et du député André Drolet, Ai-Qin Huo, de l'Alimentation de l'Anse, Yaping Xing, du dépanneur Le Polyvalent et Zhong Min Fu, de l'Alimentation L'Espinay, ont reçu leur attestation de francisation.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les propriétaires de dépanneurs d'origine asiatique sont aussi nombreux qu'avant, soit près de 35 % des dépanneurs indépendants. Ce n'est pas seulement le cas dans la région de Montréal, car après Trois-Rivières et Québec, on retrouve les propriétaires asiatiques dans plusieurs villages du Québec où ils ont permis à ce type de commerce de reprendre vie.

Plus de la moitié des dépanneurs au Québec sont des indépendants alors que les autres propriétaires sont de grandes chaînes comme Couche-Tard ou les bannières des différentes compagnies pétrolières.

Dans la région de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, on dénombre 86 dépanneurs membres de l'Association des marchands, dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ) dont les propriétaires sont d'origine chinoise.

Selon Yves Servais, directeur général de l'AMDEQ, plusieurs Québécois propriétaires de dépanneurs sont en affaires depuis 25 ou 30 ans. Ils voudraient prendre leur retraite, mais n'ont pas de relève. L'achat d'un dépanneur devient une bonne occasion de travail pour les Chinois qui veulent travailler dans leur pays d'adoption où leurs diplômes ne sont pas reconnus, qu'ils soient ingénieurs, médecins, chimistes, biologistes.

«Plusieurs offrent maintenant du travail à des Québécois et à des gens provenant aussi de l'immigration internationale, continue M. Servais. Dans certains villages, lorsque le seul dépanneur ferme, les gens tentent de former une coopérative pour relancer les opérations de ce commerce de proximité, mais ça ne fonctionne pas tout le temps.»

Reprises en région

À Rivière-Ouelle, donne-t-il en exemple, le dépanneur a dû fermer ses portes et les gens devaient aller au village voisin. Depuis peu, le commerce a rouvert ses portes avec une propriétaire d'origine chinoise. Dans certains cas, des propriétaires possèdent deux commerces.

On retrouve des propriétaires de dépanneur d'origine chinoise au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Havre-Saint-Pierre, à Bonaventure ou à Scott-Jonction, pour en nommer quelques-uns. Au Québec, on compte près de 6000 dépanneurs, dont plus de la moitié sont des indépendants.

En général, les commerces se tirent bien d'affaire. Si certains ont fermé, d'autres ont été ouverts. Plusieurs propriétaires ont des projets d'investissement, d'agrandissement ou de rénovation qui vont de 40 000 $ à 200 000 $, souligne M. Servais.

Depuis deux ans, en collaboration avec le ministère de l'Immigration et l'Office de la langue française, l'AMDEQ offre des cours de français à ses membres d'origine asiatique pour qu'ils puissent communiquer plus facilement avec leurs clients et leurs fournisseurs.

Lundi matin, pendant leur cours de français, trois propriétaires d'origine chinoise de la région de Québec ont reçu une attestation de l'Office de la langue française. Trois autres la recevront sous peu alors que deux propriétaires de la région de Trois-Rivières ont reçu leur attestation avant les Fêtes.

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