Fermeture du site Les Sept-Chutes à Saint-Ferréol-les-Neiges

Le site touristique Les Sept-Chutes, à Saint-Ferréol-les-Neiges... (Photo tirée de la page Facebook des Sept-Chutes)

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Le site touristique Les Sept-Chutes, à Saint-Ferréol-les-Neiges

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(Québec) Le site touristique Les Sept-Chutes, à Saint-Ferréol-les-Neiges, ferme définitivement ses installations. La saison estivale 2014 aura été la dernière de cet attrait qui mariait la randonnée pédestre et l'interprétation du patrimoine hydroélectrique québécois.

«L'aventure se termine après 10 ans de lente et difficile agonie», commente Bernard Paré, directeur général du Centre local de développement (CLD) de la Côte-de-Beaupré. Même s'il se dit attristé par la décision conjointe de la municipalité de Saint-Ferréol-les-Neiges et d'Hydro-Québec, il soutient que c'était la seule décision valable dans le contexte actuel. «Je leur lève mon chapeau pour avoir tenu le fort pendant 10 ans. Malgré le travail ardu, aucun plan de relance ne semble avoir trouvé le bon créneau», se désole-t-il.

Situé à 10 minutes du mont Sainte-Anne et à 45 minutes de Québec, ce site d'interprétation offrait 5km de sentiers pédestres, entrecoupés d'une vingtaine de belvédères qui permettaient d'avoir différentes vues sur la rivière Sainte-Anne-du-Nord et sur ses sept chutes. Ouvert aux visiteurs depuis 1986, l'endroit permettait aussi de se replonger dans l'histoire en visitant le village d'antan où vivaient les travailleurs qui ont exploité cette centrale hydroélectrique de 1916 à 1983.

Emplois perdus

Environ 20 000 personnes visitaient Les Sept-Chutes chaque année. On y avait même aménagé des jeux d'eau pour attirer les familles. Sa fermeture entraînera la perte de 20 emplois saisonniers et d'un emploi contractuel à temps plein.

Acquis par Hydro-Québec en 1963, en raison de la nationalisation de l'électricité, le site ne conservera que sa vocation première, soit produire 22 mégawatts d'électricité.

Chez Hydro-Québec, on soutient qu'on aurait eu besoin d'injecter des centaines de milliers de dollars pour redonner du lustre à cet attrait touristique, qui coûtait déjà 420 000 $ à faire rouler chaque année. Dans un communiqué, on évoque le «contexte économique» et la «rigueur budgétaire exigée à l'ensemble des organisations gestionnaires de fonds publics» pour expliquer la décision.

Il n'a pas été possible de parler à Parise Cormier, la mairesse de Saint-Ferréol-les-Neiges, mercredi. On sait toutefois que la municipalité de 3000 habitants explore divers scénarios pour trouver d'autres endroits où tenir les activités de loisir et de plein air qui avaient lieu aux Sept-Chutes.

Bernard Paré espère que cette mauvaise nouvelle ne sera pas suivie par d'autres. Une enveloppe de 195 000 $ est disponible depuis 2013 pour aider les attraits culturels et touristiques de l'île d'Orléans et de la Côte-de-Beaupré à adopter de nouvelles stratégies marketing. Parce que selon lui, il est impératif de s'adapter aux attentes des visiteurs. «On a une nouvelle clientèle qui ne consomme pas le patrimoine comme avant. On veut vivre une expérience. On est moins dans le contemplatif», analyse-t-il.

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