Coiteux n'exclut pas des hausses de salaire par type d'emplois

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«Si nous répondions aux demandes des syndicats, nous ne serions pas seulement incapables d'équilibrer le budget. Nous ferions exploser le déficit. Et ça, nous ne le ferons pas», a déclaré le ministre Martin Coiteux.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le ministre Martin Coiteux n'exclut pas la possibilité d'offrir aux travailleurs de l'État des hausses de salaire par type d'emplois.

Mercredi matin, le président du Conseil du trésor a refusé de répondre aux médias qui lui demandaient s'il est ouvert à l'idée de soustraire certaines catégories d'employés, comme les ingénieurs et les informaticiens, au cadre général de négociation dans le secteur public et parapublic.

«Nous faisons des propositions responsables», s'est borné à répéter Martin Coiteux, à son arrivée au Conseil des ministres. «Des propositions qui correspondent à la capacité de payer des Québécois.

«Nous ne négocierons pas sur la place publique [ou] en impromptu de presse. Ça va se parler aux tables de négociation.»

M. Coiteux s'est gardé de laisser entendre qu'en ne répondant pas clairement, il ouvre une porte pour discuter de l'hypothèse. «Je n'ouvre ni ne ferme rien, sinon que nos propositions sont conformes à la capacité de payer des Québécois.

«Si nous répondions aux demandes des syndicats, nous ne serions pas seulement incapables d'équilibrer le budget. Nous ferions exploser le déficit. Et ça, nous ne le ferons pas.»

Québec est engagé dans des négociations pour le renouvellement des contrats de travail de ses 540 000 employés. Il propose un gel salarial durant les deux premières années de l'entente, suivi de relèvements de 1 % pendant trois ans. Les syndicats revendiquent 4,5 % par année pendant trois ans.

Mercredi, le premier ministre Philippe Couillard a glissé que son gouvernement n'est pas contre l'hypothèse d'augmentations salariales différenciées, selon les postes. Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, lui, a condamné un gel de rémunération généralisé qu'il juge démotivant. Il s'est dit en faveur de bonifications par secteurs d'emplois. Mercredi, la CAQ s'est montrée sceptique sur l'ouverture exprimée par le ministre Coiteux.

L'investissement de la discorde

Le gouvernement libéral et l'opposition caquiste ont par ailleurs continué de ferrailler sur la mission que le gouvernement a confiée à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

La Caisse est devenue gestionnaire et bailleuse de fonds de projets d'infrastructure, comme le train de l'Ouest, dans la région de Montréal. Martin Coiteux a nié qu'il en coûtera plus cher aux contribuables, ce que soutient le leader de la CAQ.

«Je pense que la CAQ a un problème d'identité, a lancé M. Coiteux. M. Legault devrait applaudir le fait que la Caisse financera deux infrastructures. Nous avons le courage de poser les gestes pour redresser les finances publiques.»

Son collègue Robert Poëti (Transports) croit que François Legault fait «la preuve de son incompréhension face à l'innovation. Comment changer une dépense en investissement. C'est ce que notre gouvernement est en train de faire. Le 5 milliards $ (environ) que la Caisse investirait, le gouvernement ne l'avait pas. On vient d'empêcher de mettre sur la carte de crédit» cette somme.

Le leader parlementaire de la Coalition a immédiatement répliqué. «C'est M. Coiteux qui a un problème d'identité», a soulevé François Bonnardel. «Il a troqué ses lunettes d'économiste pour les lunettes roses libérales.»

Il a maintenu que les citoyens hériteront d'une facture plus élevée au bout du compte. Le gouvernement du Québec peut emprunter à un taux d'intérêt moindre; la Caisse de dépôt et placement avancera les fonds avec l'obligation de retirer un rendement de 7 %, a indiqué M. Bonnardel. Le critique a réitéré que la Caisse n'a «jamais» géré la réalisation de projets et que sa participation soulève toujours la question de l'indépendance de l'institution par rapport au gouvernement.

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