Côte-Nord: Cliffs sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers

La mine du lac Bloom à Fermont... (Photo fournie par Cliffs Natural Resources)

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La mine du lac Bloom à Fermont

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Cliffs Natural Resources a peut-être annoncé qu'elle pliait bagage en décembre, mais le géant américain est loin d'avoir réglé tous ses comptes. La société n'a d'autres choix que de placer son groupe minier du lac Bloom sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

La décision de la minière de Cleveland émane d'une analyse «légale et financière» de ses options, a fait savoir l'entreprise mardi. Le Groupe du lac Bloom, qui regroupe les entités Bloom Lake General Partner Limited et Cliffs Quebec Iron Mining, «ne génère plus aucun revenu et n'est plus capable de rencontrer ses obligations», a-t-on appris dans un communiqué publié sur le site de la société. Si ce scénario n'était pas exclu, l'onde de choc n'était pas moins grande dans la région et ailleurs au Québec. La nouvelle pourrait même fragiliser plusieurs PME, qui attendent toujours des paiements en provenance de la minière. Le Groupe UNNU-EBC S.E.N.C. a pour sa part levé, en novembre 2014, une hypothèque légale d'une créance de 33,6millions$ pour des travaux impayés à la mine du lac Bloom.

«Ça augmente nos inquiétudes, a confirmé au Soleil le vice-président finances et administration chez EBC, Martin Houle. C'est une situation sérieuse, ce sont des montants très, très importants pour une entreprise comme la nôtre et naturellement, on va faire tout ce qu'on peut pour nous assurer d'aller chercher notre dû.» L'entreprise de L'Ancienne-Lorette évalue pour l'heure sa créance à un peu plus de 25 millions $.

Toujours à vendre

Le choix de Cliffs de se placer sous la protection de loi n'empêche pas le géant de vendre ses installations à un repreneur, comme le souhaite Investissement Québec, qui a déployé avant les Fêtes son groupe tactique d'intervention économique. Aux dernières nouvelles, la minière entretenait des «discussions sérieuses» avec des acheteurs potentiels.

«On a accompagné tout le monde dans leurs démarches. Maintenant, c'est entre les mains de Cliffs, a mentionné la porte-parole de la société d'État, Chantal Corbeil. Personne n'est au courant de ce qui va arriver, parce qu'un plan d'arrangement, c'est vraiment à l'entreprise de le faire et de le soumettre à un juge. On ne peut pas faire de scénarios pour l'instant», a-t-elle ajouté.

La minière confirme explorer ses options de vente au cours de sa restructuration. L'arrêt des activités de Cliffs au Québec s'est traduit par la perte de 600 emplois, dont plus d'une centaine aux installations d'expédition de Pointe-Noire à Sept-Îles. Le comité d'Urgence Cliffs, créé dans la foulée de la fermeture de la mine, s'adressera à la presse mercredi matin.

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