L'attente aura été longue pour TSO3

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Le stérilisateur à basse température de la compagnie TSO3

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(Québec) Au début de l'année 2014, personne ne donnait cher de la peau de TSO3. Son action ne valait pas cher non plus. Exactement 0,71 $ lors de la fermeture de la Bourse de Toronto le 31 décembre 2013.

Sa valeur chuta encore plus bas, en janvier 2014, alors que la compagnie de Québec spécialisée dans la fabrication d'équipements de stérilisation pour les hôpitaux annonçait qu'elle mettait à pied le tiers de son personnel afin de lui permettre de garder la tête hors de l'eau en attendant la bénédiction des autorisations réglementaires américaines pour la commercialisation de son produit-vedette - le Sterizone VP4 - chez nos voisins du sud.

Puis, le 17 décembre, la US Food and Drug Administration accordait le feu vert à TSO3 après quatre longues années d'attente. Quatre années durant lesquelles la compagnie a dû prouver que son stérilisateur à basse température utilisant du peroxyde d'hydrogène et de petites doses d'ozone était meilleur que les autres pour rendre plus propres que propres les instruments médicaux utilisés dans les hôpitaux et éliminer les micro-organismes qui causent des infections. «La FDA a posé beaucoup de questions», indique au Soleil le chef de la direction financière de TSO3, Benoît Deschamps.

Le marché a bien répondu à la bonne nouvelle. L'action de la compagnie a terminé l'année à 1,63 $. Un rendement de 126,8 %. Vendredi, à la fermeture de la Bourse de Toronto, l'action de TSO3 (TSX: TOS) affichait 1,43 $.

D'abord, les États-Unis

«Nous avons vécu une cure de minceur en 2014, là, c'est le temps de prendre un peu de poids!» lance à la blague Benoît Deschamps en signalant que le rappel de certains travailleurs avait déjà commencé. Une quarantaine de personnes sont actuellement à l'emploi de TSO3.

L'objectif de l'entreprise est d'envahir les États-Unis, «le marché le plus important au monde dans le domaine de la stérilisation», signale M. Deschamps. Et de se frotter aux multinationales Johnson & Johnson et Steris.

TSO3 est en pourparlers avec des distributeurs pour la commercialisation du Sterizone VP4.

«Dans le meilleur des mondes, nous aimerions développer un partenariat commercial avec un distributeur d'envergure mondiale», indique Normand Deschamps. TSO3 a aussi les yeux sur la Chine, le Japon et l'Inde. «L'objectif, pour le moment, c'est le marché américain.»

L'entreprise vend déjà ses produits au Canada et en Europe où les autorités réglementaires ont déjà homologué le Sterizone 125L+, l'«ancêtre» du Sterizone VP4.

Étant donné que TS03 a ménagé son cash ces dernières années en attendant que la FDA se fasse une idée, les efforts de commercialisation au Canada et en Europe ont été un brin ralentis. «Nous avons répondu aux appels d'offres dans le marché local et nous avons continué à bien servir nos clients», note le chef de la direction financière de TSO3.

Pour les neuf premiers mois de son exercice financier 2014, TSO3 a enregistré des ventes de 312 481 $. Elles étaient de l'ordre de 156 168 $ pour la même période un an plus tôt. Sa perte nette avait fondu passant de 7,8 à 4,3 millions $. Dans ses coffres, la compagnie avait près de 7 millions $. Assez pour se rendre jusqu'au début de 2016.

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