Bilan boursier régional 2014: pas un grand cru!

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(Québec) Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas pour l'indice boursier régional (IBR) Québec-Chaudière-Appalaches.

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En 2013, les sociétés publiques composant l'IBR avaient généré un rendement de 35,6 %. Le deuxième meilleur de la courte histoire de cet outil de performance boursière mis au monde en 2000 par Daniel Allard et Frédérick Tremblay.

En 2014, l'histoire est différente. En effet, l'IBR est dans le rouge. Il a clôturé l'année à 2798,92 points pour reculer de 3 % par rapport à 2013.

À titre comparatif, l'indice phare de la Bourse de Toronto - le S&P/TSX composite - a réalisé un rendement de 7,4 %.

La baisse de 5,4 % du rendement du titre de l'Industrielle Alliance explique bien des choses. À la fermeture de la Bourse de Toronto, le 31 décembre 2013, l'action de la compagnie d'assurances valait 47 $. Un an plus tard, elle affichait 44,43 $ (voir le tableau).

L'Industrielle Alliance est le poids lourd de l'IBR. Elle compte pour 40 % de sa valeur. Suit Cominar. Le fonds de placement immobilier représente 17 % de la valeur de l'IBR. En 2014, le rendement de l'action de Cominar a été de 0,9 %.

«Quand le rendement des deux compagnies qui composent près de 70 % de l'IBR n'est pas au rendez-vous, il est facile d'expliquer pourquoi l'indice tire de la patte», signale Fréderick Tremblay.

Rappelons que l'indice boursier régional est calculé à partir de la performance des 20 plus importantes sociétés inscrites en Bourse ayant pignon sur rue dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Outre, l'Industrielle Alliance et Cominar, les autres poids lourds de l'IBR sont Mines Virgina (14 % de l'IBR), le Groupe Canam (10 %) et Manac (8 %).

La valeur de l'action de Mines Virginia a bondi de 31,5 %, propulsée par l'annonce de son regroupement avec Redevances Aurifères Osisko. Manac a vu son rendement régresser de 0,2 %, alors que celui du Groupe Canam a reculé de 16,8 %.

Au bilan boursier régional 2013, on dénombrait 30 sociétés publiques. Atrium Innovation et Novik, deux compagnies qui ont été vendues à des intérêts étrangers, ne sont plus dans le portrait.

Il est à noter que le nombre d'entreprises des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches présentes sur le parquet boursier torontois ne cesse de diminuer. En 2009, à titre d'exemple, elles étaient 49.

Succès, déceptions et faillite

Si 2014 a été une année «mitigée» au chapitre de la performance de l'IBR, selon Frédérick Tremblay, les dirigeants et les actionnaires de certaines sociétés publiques avaient toutes les bonnes raisons pour célébrer le soir du 31 décembre dernier.

Ça a été le cas, notamment, pour Ressources Komet.

Au 31 décembre 2013, son action valait un maigre 0,04 $. Douze mois plus tard, elle grimpait à 0,48 $. Un prodigieux bond de 966,7 %. Une nouvelle venue dans la région de Québec, Ressources Komet est une compagnie d'exploration et de développement dans le secteur aurifère avec une propriété dans la région de la Baie-James au Québec. De plus, Komet recherche activement des opportunités en Afrique, particulièrement au Burkina Faso, et les perspectives semblent intéressantes. Le site indépendant Ressources Investing News a même placé Komet au premier rang de son top 10 des titres inscrits au TSX de croissance de la Bourse de Toronto pour l'année 2014.

TSO3 (126,8 %), Roi Land Investments (70 %), Sigma Industries (66,7 %) et Nemaska Lithium (57,1 %) complètent le palmarès des cinq entreprises qui ont vu leur titre connaître la plus forte croissance l'an dernier.

Les actions de Roi Land Investments ne sont pas échangées à la Bourse de Toronto, mais à New York, au babillard du marché hors cote. La société d'investissements immobiliers, qui aspire à accéder à la Bourse NASDAQ, compte des actifs approchant les 40 millions $ à la suite d'acquisition de terrains récemment au Québec, en Colombie-Britannique et aux États-Unis.

Par contre, l'année 2014 a été plus difficile pour Pétrolia (-56,3 %) et EXFO (- 20 %).

Ce ne fut pas un jardin de roses, non plus, pour AEterna Zentaris (- 53,1 %). La compagnie spécialisée dans la conception de traitements en oncologie et en endocrinologie a encaissé une rebuffade, en novembre, alors que la US Food and Drug Administration a rejeté sa demande de nouveau médicament - le Macrilen - pour évaluer la déficience en hormones de croissance chez l'adulte. Son titre a alors pris du plomb dans l'aile.

Au bas du classement, notons la présence d'Innoventé (- 94 %). Le producteur d'énergie renouvelable, qui avait été choisi par Hydro-Québec pour lui fournir de l'électricité, a fait faillite à la mi-décembre.

Par ailleurs, c'est le 5 mai prochain, dans les locaux de la Caisse de dépôt et placement du Québec, à Montréal, que se tiendra le Gala annuel des sociétés en Bourse organisé par l'IBR Québec-Chaudière-Appalaches. Daniel Allard a signalé au Soleil que le modèle d'évaluation de la performance des sociétés publiques conçu à Québec pourrait être exporté dans d'autres régions au Québec, notamment à Montréal.

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