White Birch: le sort des régimes de retraite se décidera en cour

Les trois syndicats de l'usine de Québec et... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les trois syndicats de l'usine de Québec et Renaud Gagné, directeur adjoint du syndicat Unifor, ont choisi de sceller les boîtes de scrutin pour chacun des deux groupes afin de demander au juge ce qui doit être fait.

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(Québec) Le sort des régimes de retraite des employés du consortium Black Diamond-White Birch ne s'est pas réglé lors des trois assemblées prévues pour les syndiqués et les retraités. Ce sera plutôt à un juge de la Cour supérieure à Montréal de décider jeudi si les votes sont valides pour signer l'entente conditionnelle intervenue à la mi-décembre.

Une requête a été déposée par le regroupement des retraités représenté par Gilles Bédard, pour qui les retraités n'ont pas à voter sur une proposition, car cela est interdit par les statuts et règlements du syndicat et par le Code du travail québécois.

Or, devant cette requête, les trois syndicats de l'usine de Québec et Renaud Gagné, directeur adjoint du syndicat Unifor, ont choisi de sceller les boîtes de scrutin pour chacun des deux groupes afin de demander au juge ce qui doit être fait.

Pour M. Gagné, si les votes des syndiqués et ceux des retraités sont jugés valides, on procédera au décompte pour savoir si l'entente conditionnelle est acceptée ou rejetée. Il se peut que le juge choisisse d'invalider le vote des retraités; la décision serait alors prise avec les votes des syndiqués uniquement. La pire option serait l'invalidation de tous les votes qui ramènerait employés et employeur à la case départ sans garantie que l'entente conditionnelle puisse encore être sur la table.

Pendant la rencontre avec les retraités, mercredi matin, on sentait les tensions même en dehors de la salle. En fin de matinée, le groupe a décidé de voter, malgré que le représentant des retraités, Gilles Bédard, ait affirmé que ce n'était pas légal.

Au moment où une majorité des quelques centaines de personnes présentes se rendait déposer leur bulletin dans l'urne, plusieurs retraités quittaient la salle visiblement mécontents et déçus par tout ce qu'ils avaient entendu. L'un d'entre eux a déclaré devant les journalistes : «Je ne voterai jamais pour une espèce d'entente qui va me fourrer davantage». Un autre disait : «Si c'est pour me donner quelques dollars de plus par mois, je suis capable de vivre avec ce qui me reste.»

Et ce reste, pour la majorité des retraités, c'est 55 % de la rente à laquelle ils avaient droit avant le changement de propriétaire de l'usine et la création de Black Diamond-White Birch où ils auraient perdu quelque

200 millions $ pour leur rente.

Pendant ce temps, d'autres retraités allaient encourager les représentants syndicaux à l'intérieur de la salle en les invitant à continuer à se battre comme ils l'ont fait depuis 2011 pour en arriver à un règlement acceptable.

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