Feu vert à la minicentrale hydro-électrique de Saint-Joachim

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Ces dernières semaines, le titulaire du portefeuille de l'Environnement et du Développement durable, David Heurtel, a présenté au Conseil des ministres le certificat d'autorisation qui permet la réalisation des installations de la minicentrale hydro-électrique de Saint-Joachim.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Québec autorise le lancement des travaux pour aménager une minicentrale hydro-électrique à Saint-Joachim, sur la Côte-de-Beaupré.

Le décret qui donne le feu vert à Hydro-Canyon paraît dans la Gazette officielle, mercredi. Le Conseil des ministres donne ainsi suite à une promesse électorale du Parti libéral du Québec.

Durant son court séjour au pouvoir, le gouvernement de Pauline Marois avait aboli le programme portant sur six petites centrales, dont celle de Saint-Joachim. Le chef libéral Philippe Couillard s'était engagé à faire renaître le plan pendant le scrutin menant au scrutin d'avril 2014.

Ces dernières semaines, le titulaire du portefeuille de l'Environnement et du Développement durable, David Heurtel, a présenté au Conseil des ministres le certificat d'autorisation qui permet la réalisation des installations. Il faudra investir entre 60 millions $ et 65 millions $ pour concrétiser le projet.

Projet rentable

Le maire de Saint-Joachim, Marc Dubeau, a déjà fait valoir au Soleil que l'aventure est éminemment rentable pour sa municipalité. Selon lui, la mise en service de la petite centrale, en 2016, rapportera 520 000 $ par an en redevances pendant 20 ans.

Une somme que se partageront la MRC de la Côte-de-Beaupré et Saint-Joachim. Cette dernière aura droit à 65 % du total. C'est 15 % du budget annuel de la localité comptant 1500 citoyens.

L'investissement, lui, sera entièrement assumé par Axor. La municipalité et la MRC posséderont la majorité des parts, mais elles ne disposeront pas pour autant du pouvoir de décider seules d'ajustements au projet.

Cette particularité du projet a été relevée par le Bureau des audiences publiques sur l'environnement. Le BAPE a examiné le projet même si les propositions de cette envergure (23,2 mégawatts pour Hydro-Canyon) ne sont pas soumises à sa juridiction. Remis en 2013, le rapport du Bureau d'audiences a fait état de l'acceptabilité sociale de l'initiative et des retombées économiques locales.

Les minicentrales sont la cible de plusieurs critiques, en particulier de la part des groupes écologistes, du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec. Un des principaux reproches porte sur le fait qu'Hydro-Québec dispose d'importants surplus d'électricité. Les quantités d'électricité d'Hydro-Canyon apparaissent marginales par rapport à la production de la société d'État (plus de 40 000 MW par ses grands barrages).

Autre critique, l'énergie des petites centrales coûte beaucoup plus cher à Hydro-Québec. Le prix de l'électricité par ces dernières oscillerait autour des 7,5 ¢ le kilowatt/heure. Ce serait le même ordre de grandeur pour la production éolienne. Le prix pour l'électricité par les installations du mégaprojet de La Romaine, sur la Côte-Nord, a déjà été évalué à 6 ¢ le kWh par Hydro.

Selon nos informations, le décret ne porte que sur Hydro-Canyon. Les autres propositions du programme annulé par le PQ ne font pas partie de la décision prise.

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