White Birch: l'avenir des régimes de retraite se joue d'ici mercredi

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Depuis décembre 2012, tous les anciens employés des trois usines du consortium Black Diamond-White Birch - Québec, Gatineau et Rivière-du-Loup - reçoivent une rente amputée de 55 %.

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(Québec) L'avenir des régimes de retraite du consortium Black Diamond-White Birch se jouera mardi et mercredi avec les employés et les retraités de l'usine de Québec. La décision prise aura aussi un impact sur les régimes des usines de Gatineau et de Rivière-du-Loup.

«Les rencontres sont cruciales, soutient Renaud Gagné, directeur adjoint du syndicat Unifor. L'offre de la partie patronale permettrait d'enregistrer les régimes de retraite à la Régie des rentes du Québec dès la fin de la semaine. Cela permettrait de récupérer les arriérés au 1er décembre 2012. Les employés, les retraités et les membres inactifs auront le choix d'accepter l'offre conditionnelle de l'employeur en ramassant une bonne partie de l'argent ou de retourner devant les tribunaux pour plusieurs années» sans assurance d'avoir plus que ce qui est sur la table.

Mardi, les employés de l'usine de Québec et mercredi, les retraités et les anciens participants au régime de retraite et les employés inactifs auront les explications en long et en large pour comprendre un dossier pour le moins complexe et qui s'est alourdi avec les années.

La partie patronale a fait signe au syndicat juste avant de passer en cour le 19 décembre.

«Nous devions passer devant le juge Robert Mongeon, mais l'employeur nous a rencontrés pour nous déposer les documents du régime», explique Renaud Gagné.

Depuis décembre 2012, tous les anciens employés des trois usines du consortium Black Diamond-White Birch reçoivent une rente amputée de 55 %. Si l'entente est acceptée, les montants des rentes des retraités devraient pouvoir être améliorés avec effet rétroactif au 1er décembre 2012.

Les trois assemblées se tiendront mardi à 13h et à 19h pour les employés actifs et mercredi matin pour les retraités et les anciens participants au régime.

Promesse de 35 millions $

«Si l'entente est ratifiée et que les régimes de retraite sont enregistrés, les gens recevront les sommes qui leur sont dues, continue M. Gagné. Il ne faut pas oublier non plus le montant de 35 millions $ promis par le gouvernement du Québec pour moderniser l'usine à Québec.»

L'offre étant conditionnelle après que la comparution devant le juge Mongeon eut été suspendue en décembre, si cette offre était rejetée, les éléments de la proposition ne pourraient pas être invoqués dans les procédures juridiques qui suivraient. Ce sera comme si cela n'avait jamais existé.

Un retour devant les tribunaux et une contestation des jugements sur la juridiction du juge Mongeon par la partie patronale pourrait s'étirer jusqu'en Cour suprême. Pendant ce temps, le régime de retraite qui n'est pas enregistré ne pourrait accumuler de fonds pour les rentes des employés actifs. Les retraités actuels n'auraient vraisemblablement rien de plus entre-temps que leur rente amputée depuis plus de deux ans.

La situation des papetières en Amérique du Nord n'étant pas au mieux, des procès qui s'étirent n'auraient rien pour améliorer le climat des relations de travail et les perspectives d'avenir des trois usines du consortium.

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