Le Club Med à Fosun: statu quo pour le «village neige»

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Une représentation graphique de la première phase du développement immobilier de quelque 150 millions $ du Massif, qui sera situé à la base de la montagne de ski de Petite-Rivière-Saint-François.

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(Québec) En passant sous l'égide du conglomérat chinois Fosun, le Club Med ne remettra pas en question le projet de «village neige» à Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix. «Ça ne change absolument rien» au processus, affirmait lundi Claude Choquette, président du Groupe Le Massif, en entrevue au Soleil.

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«Ce qui est intéressant, c'est que la stratégie de Fosun est la même que celle de la direction actuelle. On sait que le fonds chinois appuie beaucoup la croissance du Club Med en Amérique du Nord» - Claude Choquette, président du Groupe Le Massif

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En jeu, un hôtel de 300 chambres qui serait construit par Le Massif au coût de 105 millions $ et exploité par le Club Med. Si l'entente entre les deux parties n'est pas encore signée, les Chinois ne devraient pas mettre de bâton dans les roues, estime M. Choquette. Au contraire.

«Ce qui est intéressant, c'est que la stratégie de Fosun est la même que celle de la direction actuelle. On sait que le fonds chinois appuie beaucoup la croissance du Club Med en Amérique du Nord, alors ce n'est que du positif pour nous.»

M. Choquette précise qu'il n'avait pas les plans exacts de l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi, qui a renoncé il y a quelques jours à surenchérir une énième fois dans la bataille pour le rachat du Club Méditerranée, laissant la voie libre à Fosun. 

«Que ça ait été les Italiens ou les Chinois, je pense que ça ne changeait pas grand-chose pour nous. Cela dit, ça fait tout de même un dossier de réglé pour le Club Med, ce qui signifie que ça lui donnera plus de temps à mettre sur les projets comme le nôtre», analyse le président du Groupe Le Massif.

Pas réglé pour le 31 janvier

Après deux ans de discussions, l'entente entre le Club Med et Le Massif ne sera pas signée d'ici la fin du mois, prévient M. Choquette, alors que la date du 31 janvier 2015 avait été évoquée en novembre. «Quand on s'entend sur des points, on essaie toujours de mettre des échéances, ce qui est normal. Entre nous, on s'était dit : on essaie de régler le tout au 31 janvier. Mais ça va être un peu plus long.»

M. Choquette indique que «les choses avancent rondement», mais qu'il reste encore plusieurs conditions à remplir. Il rappelle le temps qu'il a fallu pour monter le projet du Massif de Charlevoix en lui-même. «Là, on essaie d'intégrer le Club Med à travers. C'est comme si on faisait un nouveau projet en sus.»

Pour l'heure, les partenaires du Club Med et ceux du Massif évaluent particulièrement l'équilibre des risques. «Une entente, il faut que ce soit gagnant-gagnant. Quand tout le monde est content, c'est là qu'on réussit le mieux», poursuit M. Choquette, en ajoutant qu'il est facile d'annoncer un projet, mais encore faut-il qu'il soit viable.

Le président du Massif pense à long terme. L'entente négociée avec le Club Med est pour 15 ans, avec options de renouvellement. «Il faut que ce soit intéressant et qu'on continue à évoluer.»

Pour expliquer les délais plus longs, il soulève aussi que ce Club Med dans Charlevoix serait le premier club ski en Amérique du Nord. Une première expérience qui a ses contraintes légales, fiscales.

«Ça a des impacts partout. Je pense à l'aéroport, au transport. Il y a déjà des compagnies aériennes qui ont manifesté de l'intérêt pour des vols directs journaliers. C'est le genre de choses à valider qui prend un certain temps.»

Cet automne, le promoteur du Massif, Daniel Gauthier, soulignait que «dès qu'on a le Club Med, on s'ouvre à une clientèle internationale». «C'est une très grosse machine de vente et de marketing. Du jour au lendemain, Petite-Rivière-Saint-François devient connu par des millions de touristes.»

M. Choquette ne peut s'avancer sur une date d'entente avec le Club Med, ni sur les chances de réussite. «Mais avec l'énergie et le travail que les deux parties mettent, on doit, sans se le dire, être très confiant qu'un jour ça pourra se faire. Dans nos voeux du jour de l'An, on s'est souhaité de pouvoir réaliser ce projet.»

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