Hausse du compte de taxes des entreprises: pertes d'emplois à l'horizon

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Le président de la Corporation des parcs industriels, Pierre Dolbec

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(Québec) Pour le président de la Corporation des parcs industriels de Québec, Pierre Dolbec, la hausse de 25 % du montant du compte de taxes pourrait forcer des entreprises de Saint-Augustin-de-Desmaures à réduire leur nombre d'employés.

«Des augmentations de taxes normales, ça passe, mais de 25 %, c'est dur à digérer pour n'importe qui», rend compte M. Dolbec. «Ça aura un impact sur l'emploi. Et le timing n'est pas nécessairement le meilleur. Ne nous contons pas d'histoire. À Québec, l'économie n'est plus aussi florissante qu'elle l'était. Il y a eu des hauts et des bas depuis un an. Dans la restauration et le commerce de détail, c'est difficile. Les gens consomment, mais moins depuis quelques mois.»

Sans doute en raison du ralentissement des activités dans les entreprises pendant la période des Fêtes, Pierre Dolbec n'avait pas reçu, mardi matin, de messages d'industriels furieux de la tournure des événements. La colère pourrait se manifester en janvier, croit-il. Seulement dans le parc industriel François-Leclerc, on dénombre près de 150 entreprises qui fournissent un gagne-pain à 4600 personnes. On y trouve notamment des fleurons de l'économie régionale comme Louis Garneau et Biscuits Leclerc.

Mettre son pied à terre

«Je constate que les citoyens sont pas mal derrière le maire Marcel Corriveau. Est-ce que les gens d'affaires le seront? C'est à voir.»

Lui-même à la tête d'une municipalité - Pierre Dolbec est maire de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier -, le président de la Corporation des parcs industriels de Québec n'aimerait pas être dans les souliers de Marcel Corriveau. «Verser autant d'argent pour payer sa part des services collectifs à une autre municipalité, ça ne tient pas debout.»

Selon Pierre Dolbec, il ne faut pas faire porter le bonnet d'âne au maire de Québec, Régis Labeaume, mais plutôt au ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, et au ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad.

«Ça fait au moins quatre ans que Marcel Corriveau et le maire de L'Ancienne-Lorette [Émile Loranger] sonnent l'alerte. Un jour, il va falloir que quelqu'un mette son pied à terre.»

Ou bien le gouvernement permet à Saint-Augustin-de-Desmaures et à L'Ancienne-Lorette de se défusionner «officiellement» ou il tente de trouver un quelconque terrain d'entente. «Sinon, ces deux villes s'essouffleront et n'auront plus d'autre choix que de rentrer dans le rang.»

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