Zoofari: au royaume des animaux

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Plus de 100 animaux sont présents sur le domaine.

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(Québec) Depuis samedi, les amateurs de plein air peuvent désormais s'aventurer dans les bois à la recherche d'animaux et être certain à 99 % de faire des rencontres. Le Parc animalier Zoofari a devancé d'un an son ouverture en hiver afin que petits et grands rendent visite aux wapitis, aux cerfs rouges, aux daims et aux sangliers présents sur le territoire.

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Ce type de visite est inspiré du zoo de Paris, où «l'animal est roi» et peut donc se cacher quand bon lui semble. Plus de 100 animaux sont présents sur le domaine et le directeur général et copropriétaire, Yves Côté, espère en compter entre 150 et 175 au printemps. 

Situé à une demi-heure du centre-ville de Québec, à L'Ange-Gardien, Zoofari a d'abord été une pourvoirie où les chasseurs pouvaient admirer la nature, mais aussi le Château Frontenac. Samedi, lors de la visite du Soleil, une dizaine de marcheurs en raquette visitaient le site. 

Pour M. Côté, «l'animal est la priorité» au Parc animalier Zoofari. Il refuse cependant de comparer l'endroit à un nouveau zoo. «On est une forêt avec plusieurs animaux que les gens viennent voir.»

Mais d'où vient l'idée d'un Zoofari?

L'histoire débute lors d'un voyage de pêche entre gars. Le directeur général, M. Côté, fait la rencontre d'un autre amant de la nature, Jérémie Leboeuf, qui est propriétaire avec son frère Sébastien de terres sur la Côte-de-Beaupré. Les deux hommes se côtoient durant leur séjour de pêche, sans se douter qu'ils allaient devenir partenaires d'affaires dans un futur rapproché.

«Nous avions un ami en commun, qui a parlé de moi à Jérémie [quelque temps après le voyage de pêche] lorsque ce dernier cherchait un moyen pour développer son domaine», explique au Soleil M. Côté, qui oeuvrait à l'époque pour l'entreprise américaine Explorica. «J'aimais mon travail, j'avais de bonnes conditions. Je m'occupais des groupes d'étudiants en visite au Québec. J'étais aussi chargé de développer le marché du Québec pour l'entreprise.» 

En décembre 2012, Jérémie Leboeuf invite M. Côté à venir visiter son territoire. Coup de foudre. Plus convaincu que jamais, M. Côté réalise le potentiel de l'endroit. Le hic, comment l'exploiter à son maximum? 

«Au départ, les propriétaires, la famille Leboeuf, voulaient garder l'aspect de pourvoirie», raconte le directeur. «Ce n'est pas un secteur où tout va bien actuellement. Il y a de moins en moins de chasseurs. Nous avons alors regardé le marché américain pour avoir une clientèle hors Québec. À partir de ce moment, j'ai lâché mon emploi pour travailler pour eux.» 

Durant près de huit mois, M. Côté cogite afin de trouver une solution pour que la pourvoirie de 1000 hectares devienne intéressante financièrement. Après avoir visité différents salons de chasse et de pêche au Canada et aux États-Unis, l'homme d'affaires réalise que le marché américain est plus ou moins rentable. 

«C'est là que j'ai proposé un mariage pourvoirie et tourisme», soutient le dg. «Nous avions un produit touristique, d'observation faunique, qui viendrait combler les périodes où il n'y a pas de chasse.» L'idée fait alors son chemin. 

À l'automne 2013, M. Côté présente son produit à différentes agences de voyages afin de recueillir leurs impressions. Conclusion : «On ne pouvait pas vendre ça à nos clients... de la chasse à 150 pieds d'une autre personne.»

Finalement, c'est quelque temps après l'événement Bienvenue Québec en 2013 - un salon pour l'industrie touristique québécoise - que l'idée du Zoofari a éclos. «J'ai fait la proposition aux deux frères de laisser tomber la pourvoirie et de couper le territoire en deux. On fait un développement touristique et on va chercher d'autres investisseurs privés. On fait un territoire sans chasse. Je voulais que les gens puissent voir des animaux.»

Trouvant le projet intéressant, les deux frères donnent le feu vert. M. Côté déniche alors quatre autres partenaires financiers intéressés par l'aventure, dont le consultant en touriste qui avait procédé à l'analyse du produit. 

En janvier 2014, le projet final est présenté à l'Office du tourisme de Québec. «J'avais étudié le plan de développement de l'Office afin que notre produit réponde à leur demande», conclut avec le sourire le père de deux enfants. «Il voulait notamment qu'on approche la nature du Vieux-Québec et qu'on augmente la qualité du produit hivernal québécois.» 

Le 30 août dernier, le Parc animalier Zoofari a officiellement ouvert ses portes.

Du camping l'été prochain

Le directeur général et copropriétaire du Parc animalier Zoofari, Yves Côté, aimerait offrir dès l'été prochain aux visiteurs la possibilité de faire du camping dans la forêt. «Les gens pourraient dormir une nuit dans la nature. Il y aurait aussi un guide», soutient M. Côté. Pour l'heure, ceux voulant visiter le site doivent débourser 11 $ pour un jeune (3 à 14 ans) et 20 $ pour un adulte. Il est aussi possible de louer des raquettes. Pour plus d'information : http://zoofari.ca.

1500
Visiteurs payants depuis l'ouverture au mois d'août
2
Départs avec guide par jour
860 000$
investis depuis le début du projet
4,2 km
Circonférence de l'enclos, qui est divisé en deux parties

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