Une année mouvementée pour l'industrie minière

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Dans son rapport de novembre 2014, l'Institut de la statistique du Québec confirme que l'incertitude affectant l'économie mondiale et le fléchissement dans les prix de plusieurs substances minérales avaient marqué de manière importante l'année 2013.

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(Québec) L'année qui se termine aura été mouvementée pour l'industrie minière, avec quelques fermetures et des soubresauts sur le marché du fer, dont le prix est passé de 135 à 72 $US la tonne.

Après l'abandon du projet d'exploitation du chrysotile par Mine Jeffey en début d'année, il y a eu la suspension des activités de la société minière Énergie RB à la mine Québec Lithium, située à La Corne, en Abitibi. Cliffs Natural Resources a cessé les activités à sa mine Scully, à Wabush, avant de fermer ce mois-ci la mine du lac Bloom, près de Fermont.

Malgré tout, l'Association minière du Québec (AMQ), dans son bilan de l'année, affirme que les grands bouleversements semblent être derrière: «et nous sommes déjà à pied d'oeuvre pour préparer la relance», indique Josée Méthot, présidente-directrice générale de l'AMQ.

«Nous travaillons donc à améliorer l'attractivité du Québec auprès des investisseurs, notamment par la réduction des coûts d'exploitation, l'amélioration des délais d'obtention des permis et la mise en place d'un encadrement légal et réglementaire stable qui tient compte des particularités du Québec minier», poursuit-elle.

Mais comme avec le gaz et le pétrole de schiste, l'industrie minière est fortement interpellée par les questions d'acceptabilité sociale, de sorte que les entreprises disent déployer «tous les efforts pour que leurs activités se déroulent dans le respect des gens et de l'environnement d'accueil».

Mme Méthot soutient que tout n'est pas noir dans l'industrie minière, car «de beaux projets se dessinent, de nouvelles mines entreront en production et les jeunes continuent de s'intéresser aux formations menant à une carrière dans le secteur minier».

L'AMQ dit avoir interpellé le gouvernement Couillard pour sensibiliser les élus à l'enjeu de l'attractivité et de la compétitivité. Selon l'association, «un Québec compétitif est la seule solution pour voir se maintenir, voire se développer, une industrie minière forte ici. Le Québec possède des atouts indéniables qu'il importe de promouvoir tous ensemble, le gouvernement inclus».

Toutefois, Mme Méthot craint que la baisse des crédits d'impôt à l'exploration et à la recherche et développement nuise à cette compétitivité.

Retour sur 2013

Dans son rapport de novembre 2014, l'Institut de la statistique du Québec confirme que l'incertitude affectant l'économie mondiale et le fléchissement dans les prix de plusieurs substances minérales avaient marqué de manière importante l'année 2013.

«Cette conjoncture, écrit-on, fait en sorte qu'après neuf années de croissance et l'atteinte d'un niveau d'investissement record de 5,1 milliards $ en 2012, le bilan de l'année 2013 se traduit par une baisse dans les investissements miniers de l'ordre de 10,8 % pour s'établir à 4,6 milliards $».

On note aussi que les investissements pour l'aménagement des complexes miniers se sont maintenus à un niveau intéressant malgré une baisse de 7,0 % par rapport à 2012.

Quant aux investissements en exploration, ils ont été faits dans le Nord-du-Québec avec 202,8 millions $, soit 53,1 % du total québécois. En Abitibi-Témiscamingue, les investissements atteignaient 80 millions $.

Le rapport rappelle que si l'or domine toujours, l'exploration minière tend à se diversifier en laissant une plus grande place à la recherche d'autres substances minérales moins conventionnelles.

Les métaux précieux demeuraient «les substances les plus recherchées au Québec avec 37,4 % (143 millions $) des frais d'exploration et de mise en valeur. Suivent les métaux usuels puis les métaux ferreux avec respectivement 15,9 % (61 millions $) et 11,6 % (44 millions $). Les terres rares suscitent un certain intérêt avec 9,9 % (38 millions $) des dépenses totales. Tandis que le graphite, le diamant et le phosphate accaparent à eux trois 9,1 % (35 millions $) de ces dépenses».

****

En chiffres

45 000 emplois directs et indirects

1,7 G$  en salaires dans le secteur de l'exploitation en 2013

3800 fournisseurs répartis dans la province

3,25 G$ investis en 2013 en Abitibi-Témiscamingue, dans le Nord-du-Québec et sur la Côte-Nord

1 G$  versés en moyenne par année aux différents ordres de gouvernement, dont 710 millions $ au seul gouvernement du Québec

* Donnée provenant de l'Association minière du Québec

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