Commerce avec la Russie: des sanctions qui découragent

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Certains secteurs sensibles comme l'aéronautique et les produits pétroliers faisaient aussi partie des secteurs touchés par les sanctions russes.

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(Québec) Les sanctions réciproques entre le Canada et la Russie affectent plus les entreprises québécoises qui voulaient y faire des affaires que la crise monétaire et la baisse des prix du pétrole fragilisant l'économie du pays dirigé par Vladimir Poutine.

Lors d'une mission en Russie organisée par Export Québec, au printemps 2014, les responsables de la mission sentaient déjà que les entrepreneurs étaient plutôt frileux d'y faire des affaires.

D'ailleurs, parmi les sanctions, il était interdit aux entrepreneurs canadiens de faire affaire nommément avec plus de 70 personnes de Russie à la tête de grands conglomérats ayant des ramifications dans plusieurs entreprises, rappellent Helena Voicu, directrice des marchés de l'Europe, de l'Afrique et du Moyen-Orient pour Export Québec, et Anis Ouanès, chef de pupitre pour l'Europe centrale et orientale chez Export Québec. La peine que les Canadiens encourraient est de 20 ans de prison. Assez pour refroidir bien des ardeurs.

Certains secteurs sensibles comme l'aéronautique et les produits pétroliers faisaient aussi partie des secteurs touchés par les sanctions. Par contre, les compagnies dans le domaine forestier continuent de faire des affaires et s'en tirent généralement bien.

Mme Voicu et M. Ouanès précisent que le marché russe n'était déjà pas un marché naturel, la crise monétaire et les problèmes économiques actuels vont retarder tous les projets. Pour la prochaine année, Export Québec ne prévoit aucun événement ni activité avec le marché russe. «Nous ne conseillons pas aux entreprises qui commence à se tourner vers la Russie», poursuit Mme Voicu.

Cependant, les missions au Kazakhstan et dans d'autres pays de l'Europe de l'Est ont eu plus de succès en partie à cause de l'union douanière des pays limitrophes avec la Russie. Les entreprises peuvent prendre des moyens détournés pour y réaliser des contrats.

Lourde bureaucratie

Outre les freins des sanctions et de la crise, la Russie demeure encore synonyme d'une lourde bureaucratie, de pots-de-vin et de corruption. Les entrepreneurs ont tendance à passer par des intermédiaires importateurs pour y commercialiser leurs produits.

Par contre, M. Ouanès souligne que des entrepreneurs russes continuent de faire des affaires ici en achetant des produits et du matériel québécois pour l'importer.

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